Une question actuelle : Éditorial

22 octobre 1999
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Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest fait face actuellement à une très grave situation financière. Le ministre Dent devra faire des efforts importants afin de maintenir le déficit prévu à un niveau acceptable. L’annonce de la fermeture de la mine Giant vient ajouter à cette délicate situation. Chaque dollar investi dans le Nord permet au gouvernement de soulager un peu le fardeau fiscal.

C’est probablement une des raisons qui ont poussé le gouvernement à demander au ministre fédéral Anderson d’appuyer le dossier de la mise en chantier de la mine de Diavik.

La Chambre de commerce demande aussi au gouvernement fédéral de donner le feu vert à ce projet malgré les sérieuses réserves exprimées par la Commission d’évaluation des impacts environnementaux de la vallée du Mackenzie. On se doute que la fermeture de la mine se fera sentir négativement auprès des petits commercants. Ces demandes semblent cependant aller à l’encontre des intérêts à long terme de la population des T.N.-O. Il est vrai qu’il faut encourager ce projet mais pas à n’importe quel prix.

Les lacunes observées dans l’étude d’impact produit par la compagnie Diavik auraient peut-être été jugées négligeables il y a à peine un an. Ce n’est plus le cas aujourd’hui en raison du désastre écologique produit par le comportement préhistorique de la mine Giant. La négligence de la compagnie Royal Oak et des propriétaires antérieurs de la mine Giant nous ont laissés de quoi s’inquiéter pour de nombreuses années. Il ne faut donc pas s’étonner que la population exige maintenant des compagnies minières qu’elles étoffe leurs études, notamment pour les effets à long terme sur l’environnement. Après tout, on arrive bientôt à l’an 2000.