Graduation parisienne : École Sir John Franklin

16 juin 2000
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Stephen Dunbar n'anticipait pas remettre cette année le prix du Consulat général de France à Luke Marshall, un candidat de la 12e année en immersion à l'École Sir John Franklin. Pourtant, c'est ce qu'il a fait lors de la remise des prix aux élèves de l'établissement qui a eu lieu le 8 juin dernier à Yellowknife.

L'année dernière, M. Dunbar s'est vu accorder un voyage en France pour ses efforts en immersion, une expérience qu'il n'est pas près d'oublier. En deux semaines, cet ancien élève, aujourd'hui universitaire à l'Université Trent en Ontario, a parcouru les Flandres, Lille, la Normandie, Caen, Dieppe et le Plateau de Vimy.

« J'ai découvert que l'éducation que j'ai reçue en français était parmi les meilleures », a-t-il expliqué. « Je n'ai pas eu de difficultés pour rencontrer des gens et me faire des amis. À Dieppe, ils m'appelaient le petit cousin ».

Luke Marshall n'a aucun doute qu'il vivra une expérience semblable cet été. Fervent amateur d'arts visuels, il s'apprête à photographier les paysages et les châteaux de la fameuse république et à visiter les musées et les galeries les plus exquises du monde comme le Louvres à Paris. L'expérience culturelle lui servira d'autant plus qu'il s'apprête à prendre des cours en photographie à Calgary à la rentrée en septembre.

« Mes cours de français seront également utiles parce qu'ils faciliteront la communication avec les résidents », a expliqué M. Marshall. Il estime que le soutien de son enseignante, Mme Micheline Ricard, et des autres élèves expliquent en grande partie sa récompense.

Mme Ricard admet toutefois que choisir les élèves dignes de recevoir des prix est une tâche difficile puisque les efforts qu'ils doivent fournir pour maîtriser une deuxième langue sont tous remarquables. Elle soutient que l'apprentissage est toujours réciproque ; autant elle enseigne le français à ses élèves, autant elle apprend de nouvelles choses d'eux. « Je trouve que c'est toujours très émouvant de remettre des prix. Ça récompense l'effort, le travail et l'acharnement des élèves. On ose espérer que cela les incitera à persévérer ».

Alana Tumchevics, une élève en onzième année, affirme qu'elle a plusieurs bonnes raisons pour continuer ses cours en immersion l'année prochaine. D'abord, cette élève en onzième année a amplement profité de ses talents en français pour participer au Sommet de Moncton l'année dernière. Des délégués de plus d'une cinquantaine de pays se sont réunis pour discuter d'éléments affectant la Francophonie dans son ensemble.

« C'était super ! J'ai servi du café au premier ministre Jean Chrétien et j'ai également rencontré d'autres illustres personnages comme le secrétaire général de la Francophonie, Boutros Boutros Ghali, et le président du Mali », s'est-elle remémorée. « J'ai également rencontré d'autres francophones et francophiles venant de partout à travers le Canada ». Mme Tumchevics estime que l'immersion lui a donné beaucoup d'opportunités et du courage pour apprendre d'autres langues. Elle a récemment entamé des cours d'allemand par correspondance.

Les élèves en immersion ayant rapporté des prix sont : Allyce Rattray, Kristin Fairbairn, Alana Demko, Jane Park et Meghan Stewart. Treize autres élèves se sont mérité des certificats attestant leur bilinguisme.