Une commission scolaire, qu'est-ce que ça change? : École Allain St-Cyr

05 mars 1999
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Après avoir demandé l'établissement d'une Commission scolaire francophone, le conseil scoalire francophone de Yellowknife reçoit une réponse positive du ministère de l'Éducation qui a inclu dans la Loi sur les mesures liées à la division des Territoires une modification de la Loi sur l'éducation afin de concrétiser cette demande.

Du nouveau sous le soleil pour l'enseignement du français langue première dans les Territoires du Nord-Ouest : dès le 1er avril 1999, le conseil scolaire francophone de Yellowknife soumettra une demande au ministère de l'Éducation afin d'obtenir une commission scolaire francophone à Yellowknife.

En réponse à la demande du 17 juin 1997 soumise par les deux conseils scolaires francophones des Territoires du Nord-Ouest, Yellowknife et Iqaluit, le ministre de l'Éducation, Charles Dent, a fait inclure dans la Loi sur les mesures liées à la division des Territoires des dispositions permettant de modifier la Loi sur l'éducation.

Le 11 novembre 1998, les paragraphes 84(1) et 84(3.1) de l'actuelle Loi sur l'éducation ont donc été abrogés et remplacés par des dispositions qui permettront, entre autres, à un seul conseil scolaire de faire une demande de constitution d'une commission scolaire francophone de division. Aussi, l'ajout d'un conseil scolaire francophone à une commission scolaire francophone de division existante, comme on envisage le faire à Hay River, sera désormais possible.

«C'est certain que dès le 1er avril, une demande afin d'obtenir une commission scolaire francophone sera envoyée au ministère de l'Éducation», a indiqué le président du conseil scolaire francophone, Jean-François Pitre.

Pour toute prise de décision, l'école Allain St-Cyr est présentement prise en étau entre la commission scolaire de Yellowknife #1 et le conseil scolaire francophone de Yellow-knife. Avec l'avènement d'une commission scolaire francophone, tout processus décisionnel sera allégé puisqu'il ne dépendra que d'une seule et même instance.

«Plusieurs raisons justifient l'importance d'avoir une commission scolaire francophone comme contrôler le budget, embaucher le personnel, répondre directement du ministère et non d'une commission scolaire étrangère à nos besoins, et enfin, exercer un rôle culturel et social en optant pour des programmes scolaires fondés sur la culture», explique le directeur de la Fédération Franco-Ténoise, Daniel Lamoureux.

Ainsi, dans les autres provinces les preuves ont été faites. Les parents qui ont voté en faveur de l'établissement d'une commission scolaire francophone ont vu une amélioration significative de la qualité de l'enseignement en français.

Le coût du financement de l'éducation en français et de la mise en oeuvre de la gestion scolaire aux Territoires du Nord-Ouest est évalué à près de 8 millions pour cinq ans. Le financement espéré sera accordé par le Programme des langues officielles dans l'enseignement, administré par Patrimoine Canada. D'ici mai ou juin, le conseil scolaire francophone de Yellowknife devrait être en mesure de savoir si cette somme lui sera accordée en partie ou en totalité.

Autres points de discussion

En raison du petit nombre d'élèves dans la classe de 7,8 et 9e année, l'école Allain St-Cyr doit présentement composer avec une réalité qui nuit au sentiment d'appartenance des élèves faisant partie de ces niveaux. Pour remédier au problème, le Conseil scolaire francophone entrevoit la possibilité d'établir un partenariat avec les élèves de l'école William MacDonald.

«Le partenariat pourrait se faire en associant les élèves des deux écoles lors de formation d'une équipe sportive ou d'un groupe de musique», explique le trésorier du Conseil scolaire francophone, Benoît Boutin.

Autre ombre au tableau, les goûts et les intérêts d'un élève de 7e année ne rejoignant pas ceux d'un élève de 9e, l'idée de réorganiser les niveaux a été amenée afin de créer un meilleur équilibre entre les groupes d'âges.

Toutefois, séparer la 7e et la 8e de la 9e année représente l'embauche d'un nouvel enseignant et, à l'heure actuelle, les fonds nécessaires pour qu'un tel changement s'effectue ne sont pas disponibles.

Enfin, lors de la dernière réunion du conseil scolaire francophone, le président, Jean-François Pitre, a annoncé que la nouvelle école devrait ouvrir ses portes à la mi-juin. Cependant, le revêtement extérieur ne sera terminé qu'au cours du mois suivant.