Un moment propice : Discours du trône

15 octobre 1999
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Lors d’une entrevue téléphonique le 13 octobre, la députée de l’Arctique de l’Ouest, Ethel Blondin-Andrew, a déclaré que le temps était parfait pour prononcer ce Discours du trône. Selon la députée, les budgets fédéraux successifs sans déficit et la baisse constante du taux de chômage au Canada rendaient le moment propice pour que le gouvernement fédéral annonce un plan d’action basé sur une évaluation positive de la situation économique canadienne.

Le Discours du Trône prononcé par la nouvelle gouverneure générale du Canada Adrienne Clarkson, établit plusieurs éléments de la stratégie de développement que le gouvernement fédéral entend mettre en place pour l’ensemble du Canada (Voir texte ci-haut). La députée fédérale pour l’Arctique de l’Ouest entend cependant faire valoir les intérêts spécifiques du Nord notamment " d’incorporer les questions des besoins et de hauts coûts " lorsque les budgets seront affectés aux différentes initiatives.

De toute façon, affirme la députée Blondin-Andrew, les dépenses per capita ne représentent pas grand-chose au niveau canadien, " on a toujours une très petite population ". Selon la députée, en offrant plus per capita dans le Nord pour tenir compte des besoins importants et des coûts élevés dans le Nord, on se retrouve toujours à ne représenter qu’une infime portion de l’ensemble des budgets.

Elle estime qu’il revient aussi au gouvernement territorial de faire valoir ces arguments surtout lorsque vient le temps de renouveler les ententes de financement qui le lient au gouvernement fédéral. En ce qui concerne la volonté du gouvernement fédéral d’investir davantage dans les infrastructures, elle se dit consciente que beaucoup de travail reste à faire pour que le Nord en profite davantage. " Les sommes d’argent supplémentaires sont destinées aux systèmes routiers existants et nous devons faire changer cette formule ", a expliqué la députée. C’est un gros mandat qu’elle se donne si le Nord désire développer de nouvelles routes comme celle de la vallée du fleuve Mackenzie ou celle allant jusqu’à Tuktoyaktuk.

Elle est satisfaite de la prudence démontrée par le gouvernement par rapport aux autochtones. "On n’a pas tenté d’énoncer des objectifs pour les peuples autochtones. C’est à eux d’identifier leurs besoins, pas à nous. " Elle approuve aussi " l’approche équilibrée " du gouvernement fédéral face à ses surplus budgétaires. Cette approche fait que la moitié des surplus sert à réduire les impôts et à rembourser la dette alors que l’autre moitié est réinvestie dans les programmes.