Présidence FCFA : Deux anciens journalistes en lice

28 mai 2015
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Sylviane Lanthier est directrice générale du Centre culturel franco-manitobain. Photo : Daniel Bahuaud, La Liberté

Sylviane Lanthier est directrice générale du Centre culturel franco-manitobain. Photo : Daniel Bahuaud, La Liberté


Sylviane Lanthier et Réjean Grenier ont dirigé un hebdo et participé à la gouvernance de l’Association de la presse francophone. Les deux sollicitent le vote des 21 membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne attendus à Gatineau le 6 juin.
La 40e Assemblée générale annuelle de la FCFA permettra de remplacer Marie-France Kenny, de la Saskatchewan, après six ans à la présidence. Les membres choisiront aussi une nouvelle vice-présidence pour remplacer Sylviane Lanthier, du Manitoba.
« Dans la vie, estime Réjean Grenier, j’ai connu beaucoup de succès. » Il a dirigé la salle des nouvelles de la CBC dans le Nord ontarien, cofondé le Mouvement du Nouvel-Ontario et dirigé le centre culturel Carrefour francophone de Sudbury qui comptait 65 employés lors de son départ en 2003. Il a aussi été propriétaire et éditeur pendant 13 ans du journal Le Voyageur, qui est passé de 500 à 10 000 abonnés.
Natif de Sudbury, il est membre du conseil d’administration de l’Assemblée de la Francophonie de l’Ontario. « J’ai été engagé dans la communauté canadienne-française depuis l’âge de 20 ans, même si j’étais journaliste. J’étais celui que la CBC envoyait couvrir les évènements dans la communauté francophone, comme les assemblées de l’AFO. C’est comme ça que je suis devenu spécialiste de la francophonie hors Québec.
« Je voudrais que les communautés francophones appartiennent vraiment à la FCFA, poursuit Réjean Grenier, que ce soit plus que les gens habituellement engagés, que les francophones sachent que les organismes parlent pour eux. »
Définir la prochaine décennie
« C’est le temps de relancer les travaux du Sommet des communautés de 2007, croit Réjean Grenier. On doit analyser la situation politique et économique puis définir encore les prochains dix ans. On doit s’assurer d’une visibilité accrue auprès des nôtres et auprès des décideurs. »
Pour sa part, Sylviane Lanthier est arrivée au Manitoba en 1990 pour occuper un poste à La Liberté, où elle a par la suite été directrice et rédactrice en chef. « J’ai eu la bonne fortune de travailler dans un journal. J’ai pu poser des tas de questions et me renseigner sur les facettes de cette communauté que je ne connaissais pas.
« Le plus difficile, précise-t-elle en entrevue au journal, c’est que je suis de Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec), un milieu majoritairement francophone. Il a fallu que je me mette dans la peau des minoritaires. J’étais et je suis toujours épatée par l’ampleur de l’engagement et l’esprit de bénévolat des Franco-Manitobains, de leur profond esprit d’appartenance aussi. »
Sylviane Lanthier a également œuvré dans le développement économique et l’administration des arts. Elle siège au conseil d’administration de la FCFA depuis 2006 : d’abord comme présidente de l’Association de la presse francophone, puis vice-présidente au Bureau de direction.
La candidate a deux priorités, selon La Liberté : l’immigration et le financement associatif. « Les nouveaux arrivants contribuent énormément à la vitalité de notre communauté. On n’a qu’à songer à la récente initiative d’ouvrir une garderie francophone à Saint-Boniface. Ce sont des immigrants qui ont constaté le besoin et qui sont passés à l’action.
« Les compressions budgétaires fédérales et provinciales ont un impact réel sur notre vitalité, soutient-elle. Si nos organismes deviennent plus fragiles parce qu’ils n’ont pas le financement requis pour mener à bien les dossiers ou encore amorcer de nouveaux projets, c’est toute la francophonie qui en souffre. Un dialogue franc entre les communautés et les paliers gouvernementaux est donc essentiel. »
Réjean Grenier est le candidat de l’AFO. « Après six ans de représentation de l’Ouest à la présidence, dit-il, ce serait le temps pour l’Ontario. On a le vent dans les voiles, les francophones la province. On a de bonnes relations avec les gouvernements fédéral et provincial, on avance dans des domaines importants, on demande l’enchâssement des droits franco-ontariens dans la Constitution. On a un certain succès qu’on pourrait emmener à l’échelle nationale. »
En outre, les candidats suivants briguent la vice-présidence : Ali Chaisson (TNL), Jean Johnson (AB), Audrey LaBrie (NB et AB) et Richard Létourneau (TNO). Un profil des candidats se trouve sur www.fcfa.ca.