Courts-métrages francophones : Désormais pour tous

Pascale Bussières est la porte parole de cette première édition pancanadienne de la Course aux régions. (Gracieuseté : Cinémergence)

Pascale Bussières est la porte parole de cette première édition pancanadienne de la Course aux régions. (Gracieuseté : Cinémergence)

Pour la première fois depuis 2003, les cinéastes émergents de la francophonie canadienne sont invités à proposer leur court-métrage de fiction lors de la Course des Régions pancanadienne.

La Course des Régions pancanadiennes (la Course) est une compétition de courts-métrages qui s’adresse aux cinéastes et réalisateurs émergents francophones de 18 à 35 ans à travers le Canada. Il s’agit de la première année où la compétition s’étend hors Québec. Au total, 21 régions prennent part à la Course, dont quatre de la francophonie canadienne : l’Atlantique, l’Ontario, les Prairies et l’Ouest-territoires. Tous les participants bénéficient d’un budget de 2 000 dollars afin de produire leur vidéo.


Initialement, la Course s’adressait uniquement aux jeunes cinéastes de l’Estrie; elle a ensuite visé tout le Québec, puis le Canada francophone. Anthony Hamelin, stagiaire en communications pour l’édition 2016, mentionne que la Course a choisi de s’étendre au reste du Canada pour rejoindre les cinéastes émergents francophones à l’extérieur de la province et afin d’accroître la notoriété et l’ampleur de l’événement.


Anthony Hamelin a été un des lauréats en 2013. Il a présenté un court-métrage, écrit, réalisé et monté pour le concours, qui mettait en vedette un comédien professionnel. Son court-métrage s’intitulait Stand-up et mettait en lumière l’histoire d’un concierge d’une salle de spectacle qui rêve de devenir humoriste et qui, la nuit lorsqu’il fait le ménage, fabule de devenir humoriste sur la scène et s’adresse à un public inexistant. Monsieur Hamelin a reçu une mention spéciale de l’Institut national de l’image et du son, une école privée de cinéma et télévision à Montréal, et en récompense, il a pu recevoir une formation de son choix.


« Participer à la course m’a apporté beaucoup d’expérience, beaucoup de confiance en moi aussi. Ça m’a ouvert des portes, car il est très rare qu’on ait la chance de produire de la fiction et de recevoir des sous pour ça, autrement qu’en faisant des demandes de subventions où il faut vendre notre film avant même de l’avoir fait. » Il ajoute que son film produit lors de la Course des Régions tranchait avec le reste de son portefolio : « Étant donné que j’avais un budget et que je me suis entouré d’une équipe de techniciens, le résultat fut beaucoup mieux que ce que je faisais à l’époque avec mon appareil photo. Donc oui, je dirais que l’événement a eu un effet bénéfique sur ma carrière. »

Lors de course de 2013, les participants devaient présenter une courte fiction de cinq minutes ainsi qu’un documentaire de sept minutes. Il en est autrement pour cette édition, qui n’exige que de créer une fiction. L’étudiant en communications laisse savoir qu’il y a une alternance tous les ans et que c’est un documentaire qui sera exigé en 2017.

Un coureur par région
Un cinéaste par région sera choisi au final, pour un total de 21. Chacun verra sa création projetée lors de la soirée de première, le 27 octobre prochain au Théâtre Granada de Sherbrooke. Des prix d’excellence seront alors remis aux cinéastes s’étant illustrés pendant la compétition.


« Si je ne travaillais pas pour la Course, je m’inscrirais une deuxième fois. J’ai trouvé que c’était une super belle expérience pour moi, surtout quand j’étais en voie de professionnalisation et en début de carrière. Je continue de penser que c’est un contexte que l’on ne peut pas vivre ailleurs », commente Anthony Hamelin.


La Course des Régions pancanadienne 2016 est parrainée par l’actrice Pascale Bussières (Ma vie en cinémascope) et les inscriptions se terminent le 5 août 2016 sur coursedesregions.com.


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