Festivités : Des pourvoyeurs de sirop

Oumalker Idil Kalif, Patrice Tremblay, Jean de Dieu Tuyishime et Gilles Amyot portent les couleurs de la francophonie ténoise à Fort Smith. (Gracieuseté FFT)

Oumalker Idil Kalif, Patrice Tremblay, Jean de Dieu Tuyishime et Gilles Amyot portent les couleurs de la francophonie ténoise à Fort Smith. (Gracieuseté FFT)

La tire d’érable sur la neige est une fois de plus l’emblème de la présence francophone aux TNO.

Lors de l’annuel Wood Buffalo Frolics de Fort Smith, la communauté du Slave Sud a pu se régaler des douceurs acéricoles fournies par l’Association franco-culturelle de Yellowknife. Le vendredi 11 mars, dont l’après-midi était férié à Fort Smith, l’école secondaire P.W. Kaeser, a effectué une collecte de fonds pour son orchestre. Quatre gallons (16 litres) de sirop ont été écoulés pour confectionner la tire d’érable et 500 $ ont été dirigés vers un voyage musical à Whisler prévu au mois d’avril.
Le samedi 12, ce sont quatre représentants de la Fédération franco-ténoise qui se sont déplacés dans la collectivité la plus méridionale des TNO pour servir également quatre gallons de sirop à la communauté.
Le mardi 15, l’école élémentaire J.B. Tyrrell a célébré les rendez-vous de la francophonie avec deux gallons de sirop réduit en tire. Pascaline Gréau, directrice générale de l’AFCY, admet que les produits de l’érable sont une source de revenus non négligeable pour son organisme. « Les gens sont libres de se procurer du sirop où ils veulent, mais c’est vrai que nous sommes la référence en terme de fournisseur de produit de l’érable. »
Christine Sivret, l’enseignante d’immersion française de la maternelle à la 2e année à Fort Smith, raconte que l’activité de tire sur la neige fait partie d’une myriade d’activités faisant référence à la culture canadienne-française. « Avec notre moniteur, nous présentons toutes sortes d’animations pour les jeunes. Nous allons chercher les jeunes avec de la poésie, de la musique francophone, des karaokés et une sorte de festival extérieur avec un bonhomme Carnaval et de la tire sur la neige. Les jeunes s’amusent. »
L’enseignante qui vient de Tracadie-Sheila s’est dite très heureuse de la présence de la FFT au cours du festival Wood Buffalo Frolics. « Je me sentais comme chez nous. Ça fait du bien de rencontrer d’autres francophones qui viennent dans notre communauté. C’était bien organisé, il faisait beau, le public a vraiment apprécié. »
Patrice Tremblay, qui faisait partie de la délégation de la FFT préparant l’activité à Fort Smith, évoque que « les gens étaient très heureux que nous étions là ». « On essayait de se présenter en français, même si c’était assez limité comme échange. »
Pour le directeur général de la Fédération franco-ténoise, c’est dans le mandat de la FFT de soutenir les communautés dans les régions éloignées, et c’est la raison pour laquelle son organisme est allé présenter cette activité. « La plus belle réalisation de ce voyage, c’est que nous avons rencontré des francophones sur place. Certains enthousiastes ont même parlé de vouloir repartir des activités en français. La prochaine pourrait même être dès les prochains mois avec un souper au homard. »
Selon Jean de Dieu Tuyishime, tous les moyens sont bons pour afficher la francophonie : « Si la francophonie peut être aussi reconnue par [les activités de cabane à sucre], c’est aussi un bon moyen. » Pourtant, à brule-pourpoint, le DG de la FFT ne peut énumérer d’autres icônes culturelles pouvant être associées à la francophonie des TNO, mais estime que même sans avoir fait d’étude sur ce qui définit les autres communautés francophones ici ou ailleurs au Canada, « la tire d’érable sur neige est un élément caractéristique de la francophonie des Territoires ».
Durant ce temps des sucres, le Collège nordique francophone a organisé, le 11 mars, un événement communautaire à Yellowknife pour souligner les Rendez-vous de la francophonie. De la tire d’érable était proposée devant l’édifice Greenstone alors qu’une émission de radio était produite à l’intérieur du bâtiment gouvernemental. L’AFCY clôturera le 21e festival du Snowking avec un brunch cabane à sucre le dimanche 27 mars et offrira de la tire sur la neige durant le Long John Jamboree la même fin de semaine.
Anand Soochit, qui coordonne les activités de l’Association des francophones du delta du Mackenzie, annonce avec regret que cette année, il n’y aura pas d’activité de tire sur la neige faute de bénévole et d’intérêt. L’Association franco-culturelle de Hay River n’a pas non plus les ressources pour organiser cette activité et à l’école Boréale, la secrétaire, Jessica King, dit que le mois de mars a été très occupé avant leur congé de deux semaines qui commence le 19 mars, mais ajoute qu’une activité de cabane à sucre pourrait avoir lieu au retour des classes en avril. Au Yukon, c’est la communauté de Dawson City qui organise une activité de tire sur la neige les 19 et 20 mars 2016. Sur son site Internet pour la promotion des rendez-vous de la francophonie, l’Association franco-yukonnaise se réjouit de faire « vivre l’une des plus anciennes traditions canadiennes-françaises au Yukon : la cabane à sucre », depuis 1983.
Au Nunavut, l’événement de la cabane à sucre est une activité récurrente bien appréciée de la communauté, d’après Maxime Joly, le directeur de l'Association des francophones du Nunavut. Ce dernier ajoute que cette année, l’activité de la tire sur la neige sera probablement à la fin avril ou au début du mois de mai, même si aucune date n’est encore fixée.
 


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