Livres dans les écoles : Des personnages pour faire rire

12 novembre 2015
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Corwin Simmons a gagné le dessin de Bébé Joe Joe, un personnage inventé par sa classe, illustré par Dominic Pelletier. Derrière l’artiste, c’est Steve, la mascotte de la classe de 3e de Stéphanie Rondeau. (Credit photo : Maxence Jaillet)

Corwin Simmons a gagné le dessin de Bébé Joe Joe, un personnage inventé par sa classe, illustré par Dominic Pelletier. Derrière l’artiste, c’est Steve, la mascotte de la classe de 3e de Stéphanie Rondeau. (Credit photo : Maxence Jaillet)

La tournée 2015 de Lire à tout vent, de Communication-Jeunesse fait intervenir un illustrateur à l’école J.H. Sissons.
 
Il dessine des animaux en couches qui sentent mauvais, et ça fait rire les enfants. Dominic Pelletier est illustrateur et ses dessins sont connus partout au pays : la collection 100 blagues, c’est lui. En tournée pour la seconde fois en 8 ans à Yellowknife, il dit que pour lui animer une rencontre avec des enfants c’est facile. « Je suis comme un jongleur, ou un clown qui sait amuser les jeunes. Et mon intervention a également un côté pratique grâce à tout le vocabulaire que les jeunes utilisent pour décrire les personnages », résume Dominic Pelletier.

Après trois jours dans les classes d’immersion, l’illustrateur répond aux questions de deux journalistes en herbe, Juniper Falvo et Sophie Mahon. Il évoque que travailler comme dessinateur nécessite une vraie discipline de travail.

« Il faut faire attention, car c’est facile de travailler de la maison et de se laisser distraire. Je travaille de 7 h à 15 h 30, dans une pièce avec une table à dessin et un ordinateur. J’aime le hockey et prendre des marches dans la forêt. Le travail d’illustrateur est un travail solitaire, sauf quand on fait des tournées comme celle-ci ou lorsque l’on participe à des salons du livre ». Dominic Pelletier avoue aux deux élèves qu’il possède le même crayon HB depuis 10 ans. « C’est mon crayon fétiche, mastiqué et avec du tape dessus. Je ne l’aiguise qu’une fois par année. Je fais mes premiers traits avec. Ensuite, j’utilise des marqueurs, eux j’en passe peut-être 100 par année. »

 Pour toutes les classes
Caroline Roux, coach en littéracie de la commission YK1, explique que s’ils ont souvent des auteurs lors des tournées Lire à tout vent, cette fois-ci, elle a reçu la proposition de faire venir un illustrateur. Selon elle, même si la visite est un peu plus difficile à préparer, c’est une expérience enrichissante, car le dessin va chercher tout le monde. « La réception des jeunes a été très bonne, ils ont découvert un personnage également derrière l’artiste. Dominic nous a proposé tout plein d’idée de participation. » L’éducatrice cite par exemple des ateliers où les jeunes remplissent les bulles d’une bande dessinée, où ils écrivent une histoire collective pour dessiner ensuite les personnages en classe, où ils décrivent et dessinent une mascotte de classe. « C’est différent du processus d’écriture. C’est plus comment je visualise un texte, comment je m’imagine le texte. » 

L’enseignante de la classe de 3e année de l’école J.H. Sissons est enthousiaste après l’intervention du dessinateur dans sa classe. « Il a dessiné des personnages avec ce que lui disaient les élèves. Ils ont adoré. Nous avons une mascotte maintenant! Elle s’appelle Steve, c’est une pieuvre à tête de singe. Mes élèves sont un peu clowns comme un singe et travaillent beaucoup tout comme la pieuvre avec ses tentacules. Elle mange des bananes, tout comme mes élèves. Steve va les surveiller pendant l’année », s’amuse Stéphanie Rondeau.