Commissaire aux langues des TNO : Des informations erronées sur le Web

09 avril 2015
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La nouvelle commissaire aux langues affirme traiter toutes les plaintes qui lui sont soumises.


Le site web du bureau du Commissaire aux langues des TNO offre les mauvaises informations de contact et on ne sait pas quand elles seront mises à jour.
Inutile de consulter le web pour entrer en contact avec la Commissaire aux langues. En date du 8 avril, une visite sur le site www.nwtlanguagescommissioner.com menait à une fausse piste.
La section « Contactez-nous » du site offre l’adresse 198 route Mackenzie à Inuvik, alors qu’un bandeau au-dessus de la page indique plutôt le 5003 49e rue à Yellowknife. Après vérification, ni l’une ni l’autre de ces adresses ne sont exactes. Le bureau du commissariat est présentement sis au 5018 47e Rue, à Yellowknife.
Idem pour les numéros de téléphone : le site suggère le 867.867.7034 ou le 867.678.2200, alors que le bon numéro est le 867.920.6500.
En entrevue à CIVR Radio Taïga, la Commissaire aux langues par intérim, Shannon Gullberg, affirme que la mise à jour du site web a été identifiée comme une priorité. Celle qui a renoué avec la fonction qu’elle avait occupée de 2004 à 2009 suite à la démission de Snookie Catholique, le mois dernier, estime qu’une présence web est nécessaire pour assurer l’accessibilité de l’office.
« Je pense que le site web doit être très fonctionnel, dit-elle. À mon entrée en fonction, ce que j’ai rapidement découvert, c’est à quel point la technologie a évolué rapidement et à quel point notre site web est désuet. C’est quelque chose qui doit être corrigé et j’y travaille activement. (…) De nos jours, avec la manière dont les gens emploient les technologies, le site web est sans doute le premier point de chute du public pour nous trouver. »
Quand les informations inexactes du site seront-elles corrigées? Ça, la commissaire ne saurait le dire pour l’instant.
« Je ne peux vous donner d’échéancier en ce moment, dit-elle. C’est un dossier sur lequel planchait la commissaire précédente et il importe de déterminer si on va aller de l’avant avec ce qui était déjà en branle ou si on choisira une toute nouvelle approche. »

Page Facebook
Sous l’impulsion de la commissaire Catholique, l’office avait fait son entrée sur les médias sociaux l’an dernier. Une page unilingue anglaise intitulée « NWT Languages Commissioner » a fait son apparition sur le réseau social Facebook en octobre 2014 et compte près de 700 abonnés. Or, peu après la démission de Mme Catholique, la page a changé son nom pour devenir « Languages of the NWT ».
Le plus récent message y a été publié le 6 avril et annonçait sa fermeture prochaine. « Apparemment, ce site est une épine dans le flanc du GTNO… alors malheureusement (il n’y aura) plus de bonnes nouvelles sur l’engagement pour sauver et promouvoir nos langues, a écrit l’administrateur de la page. Cette page s’autodétruira dans une semaine. »
Questionnée sur cette page, la commissaire aux langues, Shannon Gullberg, indique ignorer son existence et affirme qu’elle n’est pas un organe officiel de l’office.
Quant à l’idée d’une présence renouvelée de l’office sur les réseaux sociaux, la commissaire intérimaire ne se montre pas convaincue.
« Pour ce qui est des médias sociaux, je pense qu’il y a une place pour y participer pour communiquer des informations à la population et ainsi de suite, dit-elle. Mais il importe surtout quand on travaille pour un tel office de s’assurer que ce que l’on fait est en droite ligne avec la fonction et la mission de l’institution. Alors, à mon avis, ce genre de travail de communication est sans doute mieux d’être fait via la plateforme du site web. »

Plaintes
La commissaire aux langues a refusé de dévoiler le nombre de plaintes qu’elle traitait ces jours-ci, affirmant qu’il s’agit d’un processus confidentiel.
« Je ne pense pas que je vais vous donner un chiffre ce matin, répond-elle. Mais ce que je suis prête à dire, c’est que chacune des plaintes qui étaient actives quand je suis entrée en fonction sont en cours de traitement et, dans le lot, il y a des plaintes très intéressantes en termes de leur importance. Ce sont des enjeux très significatifs que des individus soulèvent. »
L’an dernier, la commissaire démissionnaire Snookie Catholique avait admis dans les médias n’avoir traité aucune plainte depuis son entrée en fonction, prétextant un manque de ressources pour accomplir ce travail. Elle avait signalé qu’une douzaine de plaintes étaient en attente de traitement.
Shannon Gullberg confirme néanmoins qu’elle effectue présentement le suivi de deux dossiers qui ont reçu une attention médiatique.
Une de ces plaintes concerne une jeune mère qui n’a pas pu enregistrer son enfant d’un an auprès de la direction de l’état civil des TNO parce que le prénom contient un signe diacritique propre à l’alphabet des langues dénées.
« C’est un enjeu important pour lequel j’ai bon espoir qu’on trouvera une solution prochainement », commente-t-elle.
La plainte du Franco-ténois George Lessard qui n’avait pas pu obtenir un formulaire en français auprès de l’administration d’habitation de Yellowknife, un bureau subsidiaire de la Société d’habitation des TNO, fait également l’objet d’une révision, confirme la commissaire.
La commissaire Gullberg affirme, en outre, être disposée à rencontrer les différentes communautés linguistiques du territoire et indique qu’une première visite « dans une communauté qui nous a contactés » devrait avoir lieu prochainement.
Quant à l’idée d’apprendre l’une ou l’autre des 11 langues officielles du territoire d’ici la fin de son mandat, celle qui ne s’exprime qu’en anglais n’y ferme pas la porte.
« Ce serait bien. Je devrai voir comment cela s’insère dans mon emploi du temps. »
L’entrevue intégrale avec la commissaire aux langues des TNO, Shannon Gullberg, sera diffusée le 14 avril, vers 7 h 30, sur les ondes de CIVR Radio Taïga.