Aurores boréales : Des images pour de la musique astrale

24 septembre 2015
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L'équipe de Résonances boréales : Roman Zavada, Bruno Colpron et Dominic St-Amant sous le dôme de Yellowknife situé dans la cour du Old Town Glassworks. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

L'équipe de Résonances boréales : Roman Zavada, Bruno Colpron et Dominic St-Amant sous le dôme de Yellowknife situé dans la cour du Old Town Glassworks. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Le pianiste-compositeur Roman Zavada, revient à Yellowknife pour capter des images d’aurores à écouter.

 

Deux ans après avoir improvisé sous les aurores de Yellowknife, Roman Zavada sort un album inspiré de son expérience nordique. En février 2016, il lancera son disque durant le festival Montréal en Lumière sous le dôme de la Société des Arts Technologiques de Montréal (SAT). Pour recréer la magie entre ses notes et les aurores, il est venu filmer le ciel ténois à la mi-septembre.
« Je compose pour le piano des pièces instrumentales, je travaille beaucoup en enregistrement multipiste. Avec les résonnances du piano, je vais chercher des textures sonores que l’on a moins l’habitude d’entendre. Puis, je fais un arrangement de ces textures qui accompagnent la trame principale du piano. Et dans le dôme, ce sera un peu immersif, le son va pouvoir voyager également. Ce sera un peu différent de l’album, ce sera très rythmique, très mélodique et en même temps.... majestueux? », dit Roman Zavada qui ajoute qu’il est difficile d’expliquer les aurores boréales en mots, et c’est pourquoi il allait l’expliquer en musique.

Des images inédites
Pour habiter un dôme grand comme un planétarium, l’artiste veut projeter, durant sa performance, des images des aurores de Yellowknife. « Le projet a commencé ici, explique-t-il au micro de Radio Taïga. Yellowknife, c’était une question de revenir ici. »
Pour capturer ses images, Zavada s’est entouré de techniciens et photographes de la SAT. Dominic St-Amant et Bruno Colpron se disent « des geeks qui rassemblent des technologies pour faire des projets de fous ». De leurs expériences et créativités, ils étaient tout désignés à aller capter des images encore inédites. « Notre dôme couvre 210 degrés sur 360 degrés et comme il n’y a pas de lentille qui peut capter plus de 180 degrés, il faut y aller avec la solution de Stitching. La suture se fait entre plusieurs images de plusieurs caméras pour donner une pastille vidéo qui couvre 210 x 360 degrés » renseigne Dominic St-Amant qui a monté un trépied capable de tenir cinq caméras qui filment en même temps. « Ça va nous donner des fichiers de 6000 pixels par 6000 pixels sur 360 degrés par plus de 220 degrés. C’est énorme, s’émerveille-t-il. Nous sommes les premiers à prendre de telles images, ça n’existe pas dans le monde de l’immersion, dans le monde des planétariums. »

L’avancée de la technologie.
L’idée de Résonnances Boréales est de capter les aurores du mieux possible. Beaucoup de gens captent les aurores en mode d’accélération du temps (montage accéléré d’une séquence de photo prise au dix secondes, par exemple, qui donne une plus longue exposition sur le capteur, Timelapse), mais le défi était de filmer en temps réel, ce qui existe très peu. C’est grâce à la technologie qu’ils y arriveront. Ces chercheurs d’aurores racontent qu’avec l’appareil Sony A7S, le capteur est tellement sensible qu’il est devenu possible de filmer les aurores avec un très bon rendu et une excellente résolution.
Après sa présentation à Montréal, Roman Zavada aimerait exporter son spectacle et espère pouvoir le montrer aux gens du Nord, même s’il admet qu’en ce qui concerne les aurores, ils connaissent le sujet un peu plus que lui.