Lutte contre le cancer : Des francophones se relaient pour la vie

16 juin 2011
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Annie Claude Boudreau et Christine Lévesque se sont parées de leur déguisement de
Cowboy, le thème de l’équipe Allain St-Cyr. (Photo : Maxence Jaillet)

Annie Claude Boudreau et Christine Lévesque se sont parées de leur déguisement de Cowboy, le thème de l’équipe Allain St-Cyr. (Photo : Maxence Jaillet)

À Yellowknife, deux équipes francophones ont marché toute une nuit pour veiller sur l’espoir.

 

« C’est pour la cause », de dire Christine Soucy, qui est membre du comité de parents de l’école francophone. Et si elle s’est jointe à l’équipe de l’école Allain St-Cyr, c’est que cette marche de 12 heures aide à ramasser des fonds pour la recherche contre le cancer. « D’une manière ou d’une autre, on a tous un membre de notre famille qui est touché par le cancer d’une façon directe ou pas. Moi c’est pour cela que je marche pour eux. » Mme Soucy a déjà participé à des évènements un peu similaires en Ontario, mais c’est la première fois qu’elle marche pour le Relais pour la vie. Elle confie que ce qui a fait la différence cette année, c’est qu’une équipe a été formée par l’équipe-école.

Alors qu’elle a entamé, à 19 heures, le tour d’honneur avec toute son équipe pendant la présentation des marcheurs, Christine Soucy estime qu’elle marchera son premier tour de piste vers les 9 ou 10 heures du soir. « Pourvu que l’on ait un marcheur de notre équipe en tout temps sur la piste, les autres peuvent se reposer », indique celle qui s’est fixé une marche de deux heures comme objectif personnel. Elle pense que les membres de son équipe vont sûrement marcher à plusieurs : « on va placoter, on va avoir du plaisir, quitte à se raconter des histoires ».

Cathy Roy, la capitaine de cette équipe de 13, signale que l’idée de participer à ce Relais pour la vie est survenue lors d’un événement social organisé à l’école. « On s’est rendu compte que plusieurs d’entre nous ont perdu des proches à cause de cette maladie, alors on s’est dit qu’on devrait participer. Moi, j’ai perdu ma tante et je n’ai pas pu me rendre aux funérailles, alors j’avais dit à ma mère que je ferais quelque chose pour elle. » Pour amasser de l’argent, Cathy Roy a effectué une vente de garage qui a rapporté 200 $. Alors que sur le site Internet de la Société canadienne du cancer, elle s’était fixé un objectif personnel de 150 $, elle est heureuse d’avoir mis sur pied son équipe qui a pu remettre un total de 2723 $ dans l’espace d’un mois. « C’est une belle occasion, pour les employés, les parents de faire quelque chose ensemble, et d’avoir du plaisir toute la nuit », conclu celle qui a quitté l’anneau à 7 h 30 le samedi matin après avoir rangé et participé à la cérémonie de clôture du Relais.

Parmi les 41 équipes recensées à Yellowknife, une autre équipe francophone a tenu à montrer son soutien à la lutte contre le cancer. Formée de 11 femmes et d’un homme, l’équipe des Escarpins s’est lancée dans cette nuit blanche active avec plus de cœur que de raison, plus de jambes que de préparation. Plusieurs formations avaient des tentes, des sièges pliables et de la nourriture à foison. Les Escarpins, eux, ont simplement réquisitionné une table à pique-nique pour en faire le chef-lieu de leur marche incessante. Émilie Couturier, une des membres des Escarpins, rapporte que comme les francophones de son équipe, elle est touchée par l’ampleur nationale de cet événement. « D’où je viens, au Québec, ça se fait aussi, et je connais plein de gens qui ont déjà participé au Relais. C’est un événement qui rassemble dans une ambiance assez festive et joyeuse. Donc, c’est intéressant aussi de voir à quoi ça ressemble », prétend Émilie Couturier, qui estime que le concept est vraiment très bon et pousse l’évènement à s’étendre de région en région et d’une année à l’autre.

Au moment de mettre sous presse, les organisateurs du Relais pour la vie annonçaient qu’un total de plus de 200 000 $ avait été récolté pour la ville de Yellowknife.