Astronomie : Des aurores virtuelles

12 mars 2009
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(Photo ; Maxence Jaillet) Dans le Nord, avant d'aller dehors observer des aurores , on pouvait juste regarder par la fenêtre de son logement. Bientôt on pourra s'assurer des activités boréales par sa fenêtre virtuelle.

(Photo ; Maxence Jaillet) Dans le Nord, avant d'aller dehors observer des aurores , on pouvait juste regarder par la fenêtre de son logement. Bientôt on pourra s'assurer des activités boréales par sa fenêtre virtuelle.

La ville de Yellowknife pourra bientôt se targuer de faire vibrer les observateurs d’aurores boréales du monde entier. 

Le 25 février dernier, le président d’Astronomy North s’est déclaré excité lorsqu’il a annonçé au public la concrétisation d’un de ces nombreux projets. Depuis des années, James Pugsley a promu la noirceur des nuits, l’éclat du ciel et l’abondance des aurores boréales des Territoires du Nord-Ouest. En présentant le projet AuroraMAX, qui consiste à diffuser sur Internet, les images d’une caméra vidéo captant en couleur les aurores boréales au-dessus du ciel de Yellowknife, il s’est bien rendu compte que le monde entier pourrait s’émerveiller de cet indescriptible spectacle.

Tour à tour, les différents partenaires de cette première mondiale ont énoncé les bénéfices qu’ils entrevoyaient récolter de cette initiative. Le maire de Yellowknife, Gordon Van Tighem a souligné l’attrait touristique que pouvait générer cette fenêtre virtuelle dirigée sur le ciel ténois et situé sur les écrans d’ordinateurs de monsieur et madame tout le monde. Paul Engel de l’Agence spatiale canadienne a expliqué les bénéfices éducatifs pour les jeunes Canadiens. « C’est un véritable observatoire virtuel. Les activités stellaires captées durant la nuit seront rejouées durant le jour et nous comptons susciter l’intérêt des salles de classe par le biais de modules éducatifs. Ce sera une excellente opportunité pour observer ce qui se passe entre les perturbations solaires et la planète terre. »

Eric Donovan de l’Université de Calgary a exposé l’innovation qu’apportait cette caméra vidéo au sein de son programme de recherche. « Notre équipe exploitera le premier réseau de caméras aurorales qu’elle a mis au point. Depuis des années, nous contribuons à la récolte d’images, sans couleur, captées par des caméras situées d’ouest en est sur le continent nord-américain. Avec les images produites par AuroraMAX, nous ajouterons une pièce colorée à la mosaïque élaborée par la mission THEMIS de la NASA à laquelle nous collaborons. »

D’après ces interlocuteurs, cette caméra est la première de la sorte installée dans le monde. La technologie évolue et avec elle, l’accès a une meilleure définition. « D’autres caméras dans le monde offrent la possibilité d’observer des aurores, mais elles sont difficiles d’accès. AuroraMAX est la première caméra offerte au grand public avec des liens directs disponibles sur différents sites Internet. De plus, AuroraMAX peut actualiser une image à toutes les six secondes alors que les aurores que l’on peut observer sur le Web plafonnent à treize secondes par images », de s’enthousiasmer M. Donovan.

C’est Astronomy North qui sera en charge de coordonner les possibilités offertes par le ciel septentrional. Pour ainsi dire, la caméra n’aura pas de point fixe, mais sera mobile aux alentours de Yellowknife. James Pugsley se réjouit de la mise en place de cet observatoire en ligne. « Nous allons pouvoir tirer profit du maximum de l’activité solaire dont la période la plus active est prévue en 2012 selon son cycle de onze ans. C’est une opportunité extraordinaire », a-t-il dit en concluant que la caméra sera opérationnelle en septembre prochain.