Danse : Des auditions pour la troupe de danse collective de Yellowknife

26 janvier 2012
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Près de 40 personnes ont participé aux auditions de la troupe de danse collective de Yellowknife, dont plusieurs des 29 danseuses, alliant divers styles de danse qu’elles ont pu partager avec les nouveaux venus. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

Près de 40 personnes ont participé aux auditions de la troupe de danse collective de Yellowknife, dont plusieurs des 29 danseuses, alliant divers styles de danse qu’elles ont pu partager avec les nouveaux venus. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

Le groupe de danse collective de Yellowknife tenait ses auditions pour recruter de nouveaux danseurs et danseuses pour l’année, le dimanche 22 janvier.

La troupe de danse collective tire ses origines de la troupe Crazy Legs, dont le parcours s’est arrêté. Plusieurs danseuses qui participaient à Crazy Legs désiraient continuer de danser malgré tout et ont donc décidé de se regrouper de nouveau et former un nouvel organisme.
C’est ainsi que de Crazy Legs, 29 danseuses se sont rassemblées pour former le groupe de danse collective.
Le principe de la danse collective, c’est de permettre aux membres d’expérimenter diverses expériences de danse à travers plusieurs styles pour pousser le côté créatif des chorégraphes.
Les danseurs peuvent se baser sur leurs propres connaissances tout en apprenant de nouveaux styles à travers les autres, qu’ils peuvent intégrer à leur propre style.
Parmi les 29 danseuses déjà inscrites, on retrouve des femmes de tout âge, avec un bagage d’expérience de différents niveaux.
Et chacun y met un peu de soi, d’où le côté collectif, comme l’explique l’une des responsables, Isabel Gauthier.
« C’est un collectif dans le sens où tout le monde collabore et chacun met un peu de soi pour avancer certains projets, explique-t-elle. C’est surtout de la danse contemporaine, mais quand on s’entraîne pour faire de la danse, il y a souvent différents styles qui entrent en jeu. Ça donne plus de liberté à explorer les types de danse. »
Mais il n’y a pas non plus que des danseurs, puisqu’à tout spectacle, il y a tout un travail d’arrière-scène.
Isabel Gauthier relate que c’est souvent par les talents différents de chacun, ou les talents des proches, que se font le décor, les maquillages, etc.
Les membres sont libres de suggérer des projets pour explorer la danse ou faire des spectacles.

Artistique plus que technique

Il est important de spécifier que la troupe de danse collective de Yellowknife n’est pas une école de danse, pour ceux qui en sont à leur premier pas et qui souhaitent apprendre les rudiments.
« Le collectif n’est pas une école de danse alors ce n’est pas là que l’on va apprendre à danser, souligne Isabel Gauthier. Dans ce sens-là, on ne va pas former des débutants sur le plan de leur danse. »
Contrairement aux écoles de danse, le collectif mise plus sur le côté artistique que le côté technique. Le but de la troupe est purement basé sur l’élargissement de la créativité artistique des chorégraphes et pour le plaisir de performer sur une scène, comme lors d’événements.
C’est justement en ce qui concerne les spectacles que certains sont qualifiés de nouveaux.
« Il y a des gens qui sont dans le collectif qui n’ont pas nécessairement beaucoup d’expérience à performer, à faire des spectacles, alors ils sont nouveaux dans ce sens-là », fait valoir la francophone.
En raison de la variété de danseurs et les différents événements auxquels ils participent, chaque spectacle sera différent.
« Chaque spectacle va être différent selon ce qui est approprié pour ce spectacle, mentionne Isabel Gauthier. Ça peut varier selon ce qui les inspire, le thème, la pièce, la musique, le nombre de danseurs… »
Par les auditions qui avaient lieu le 22 janvier, la troupe a pu attirer une dizaine d’autres personnes désireuses d’en savoir davantage.
Évidemment, il est quand même possible d’avoir sa place dans le groupe sans être pour autant un danseur. Tant que l’on a un intérêt, il est toujours possible d’y apporter une certaine contribution.