Un accord environnemental a été signé le 8 mars dernier par la Diavik
Diamond Mines Inc (DDMI), le ministère des Affaires indiennes et du Nord
canadien (MAINC) et le gouvernement territorial. Les différentes parties se
sont entendues sur un dépôt de sécurité de l'ordre de 175 millions de
dollars, qui sera versé par la compagnie minière en garantie pour assurer
la fermeture des installations et le nettoyage du site.
L'entente prévoit la mise sur pied d'un comité consultatif chargé de la
surveillance de l'environnement. Ce dernier permettra aux diverses
communautés autochtones et aux résidants du Nord de s'assurer que toutes
les normes de protection environnementale soient respectées. Le comité, qui
fera des recommandations et agira en tant que conseiller, sera composé de
représentants de groupes autochtones, de la DDMI, du GTNO et des
gouvernements du Canada et du Nunavut. Il sera financé par la société DDMI
(600 000 $), le gouvernement canadien (150 000 $) et le GTNO (50 000 $),
pour un budget total de 800 000 $ par année.
« Nous croyons être parvenus à une entente qui assurera la protection de
l'environnement tout en jetant les fondations d'un développement économique
responsable », a déclaré le ministre des Affaires indiennes et du Nord
canadien, Robert Nault. La société minière devrait donc obtenir sous peu le
permis d'utilisation des terres afin d'acheminer du matériel et d'aménager
le site du Lac de Gras. Cette dernière compte profiter des prochaines
semaines pour utiliser les routes de glace et redéployer ses travailleurs
aux installations existantes [camps] sur le site du projet.
Les impacts du retard dans la poursuite des travaux ne sont pas encore
connus et dépendent de la température à venir qui déterminera les
conditions de la route de glace.
Plus de détails la semaine prochaine