Ainsi va la vie : Dépeindre les visages de la francophonie canadienne

25 août 2016
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« L’idée a germé à partir de choses qui se faisaient ailleurs et qui étaient vraiment intéressantes. [On a retenu] une thématique, la francophonie canadienne, pour suivre des étudiants et voir quel est leur quotidien, quelle est la différence entre un étudiant francophone de l’Alberta par rapport à quelqu’un dans le Nord. »

C’est ainsi que Laurence Ménard décrit l’émission Ainsi va la vie, qui sera diffusée à la radio étudiante de l’Université Laval de Québec dès la mi-septembre, puis dans l’ensemble du pays. L’animatrice-productrice entend présenter 15 émissions d’une heure, avec trois reportages dépeignant une réalité de la francophonie canadienne, et qui s’inspire de la baladodiffusion This American Life, qui aborde, par le biais de portraits, des sujets très personnels, parfois de façon sérieuse, parfois avec candeur.

« On veut être le plus près des communautés possibles », explique-t-elle. En entrant dans le quotidien d’un personnage, elle veut à découvrir leur quotidien, percevoir des ambiances sonores, rencontrer un entourage. « Une personne peut nous parler de sa passion pour une association étudiante ou un sport. L’important, c’est de rencontrer des personnes de partout et d’entendre différents accents, d’aller chercher leur vécu. »

Laurence Ménard espère brosser un portrait le plus représentatif possible de la francophonie canadienne, qu’elle découvre en produire la série d’émissions. « J’ai vraiment découvert qu’il y a plus de francophones qu’on pense, au Canada », admet la Montréalaise d’origine. « Partout, en fait, entre autres au Yukon. J’ai été surprise de voir à quel point la communauté est vivante. »

Déjà, des pigistes de Victoria, de Vancouver, du Manitoba, du Yukon, de Montréal, de Moncton et d’Ottawa, surtout universitaires ou nouvellement diplômés, ont manifesté leur intérêt pour le projet, qui sera lancé dans quelques semaines.

À la recherche de collaborateurs
Il manque toutefois de joueurs, et Laurence Ménard lance un appel à tous : étudiants universitaires, jeunes diplômés ou encore professionnels, intéressés par ce projet, chacun peut y mettre du sien. De plus, le Fonds canadien de la radio communautaire subventionne le projet, permettant ainsi la formation et la rémunération des collaborateurs. « On s’est donné comme objectif de former des gens au reportage long parce que c’est quand même un format particulier, dit l’animatrice. Les étudiants en journalisme n’ont pas nécessairement l’occasion d’en faire pendant leur curriculum. »
Le produit fini se veut aussi exportable : en fait, il doit être distribué dans les radios communautaires les radios étudiantes de l’ensemble de la francophonie canadienne, en plus d’être offert en baladodiffusion.