La sécurité dans l’aviation nordique : Dennis Bevington ne perd pas confiance en l’aviation nordique

10 novembre 2011
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(Photo: Archives L'Aquilon)

(Photo: Archives L'Aquilon)

Après la série d’accidents d’avion qui a perturbé les Territoires du Nord-Ouest en quelques mois, le député Dennis Bevington appelle au renforcement du système de sécurité.

« Le gouvernement a la responsabilité de s’assurer que les procédures de sécurité sont respectées et c’est le point sur lequel je veux attirer l’attention. Il doit veiller à ce que le système d’inspecteurs de vol, qui est en place depuis des années, fonctionne correctement », a souligné M. Bevington, en entrevue sur les ondes de Radio Taïga. Pour lui, il ne devrait pas y avoir de différence entre les standards nordiques et ceux dans le reste du Canada. « Je voyage beaucoup par avion, comme la plupart des gens du Nord. L’aviation dans les Territoires du Nord-Ouest est absolument vitale pour l’économie et les communautés », ajoute-t-il.

Concernant la sécurité à bord de leurs appareils, les compagnies aériennes restent peu bavardes. Arctic Sunwest n’a pas daigné retourner nos appels ni répondre aux courriels.

Du côté d’Air Tindi, le responsable aux communications, John Curran, nous a renvoyé à la déclaration faite par son président, Chuck Parker, suivant l’accident. Il affirme qu’il ne peut commenter sur les événements mais que la compagnie travaille en collaboration avec Transports Canada et la Gendarmerie Royale du Canada pour mener à bien l’enquête.

Il ajoute ceci : « J’ai commencé par parler du sens de la fraternité et d’entraide qu’on retrouve chez les gens du Nord. Il y a aussi un autre trait que je dois mentionner et qui ressort de ces deux mois de tragédie, c’est la résilience. Notre industrie est la bouée de sauvetage du Nord et par le fait même, sa communauté en est le tissu. Ensemble, nous devons trouver la force de continuer ».

Enfin, Jennifer Alldred, du service des communications chez First Air, ne cache pas que les conditions climatiques dans les Territoires du Nord-Ouest sont difficiles. « Nous travaillons dans un des climats les plus sévères. Le personnel et les pilotes reçoivent des formations complètes sur les différentes conditions de vol » répond-elle. Quand à savoir si les règles du Bureau de la sécurité des transports sont assez strictes, elle ajoute : « La sécurité est une de nos valeurs fondamentales chez First Air. Nos protocoles et procédures rencontrent et même surpassent les standards gouvernementaux ».

Les enquêtes suivants les quatre tragédies aériennes sont toujours en cours et le député Dennis Bevington réitère, en entrevue dans le Slave River Journal, que le gouvernement avait promis, l’an dernier, de renforcer la branche d’inspection aérienne au sein de Transport Canada et qu’il va veiller à ce qu’il tienne ses promesses.