Fédération franco-ténoise : Demande de soutien pour les communautés

30 mai 2013
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M. Léo-Paul Provencher

M. Léo-Paul Provencher

La Fédération franco-ténoise a récemment fait une demande au gouvernement territorial pour la création d’un nouveau programme de soutien au développement communautaire francophone ainsi que sa revitalisation.

Au cours des dernières semaines, la Fédération franco-ténoise (FFT) a soumis une demande financière de 500 000 dollars pour la création d’un nouveau programme de soutien au développement communautaire et francophone ainsi que sa revitalisation.

Cette requête financière fait suite aux changements importants en ce qui a trait à la gestion du programme de développement culturel et communautaire (PDCC) et à la réduction de l’aide fédérale. Cette dernière s’inscrit dans la lignée du plan stratégique sur les services et communications en français qui a pour objectif d’assurer un soutien de la vitalité de chacune des quatre communautés desservies; Inuvik, Hay River, Fort Smith et Yellowknife.

Par cette proposition, la FFT souhaite qu’une entente survienne avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et que celui-ci mette en place un nouveau programme pour soutenir le maintien et l’épanouissement des communautés compte tenu des responsabilités additionnelles du plan stratégique.
De plus, la FFT veut assumer son rôle de collaboration avec le GTNO de cogestion et de promotion du plan global et souhaite agir comme partenaire.

Cette nouvelle demande établit un précédent historique. Il s’agit de la première fois que la FFT s’adresse à la sous-ministre de l’Éducation pour la création d’un nouveau programme. Antérieurement, il existait le PDCC qui était un cadre pour la réalisation de projets. Dans le modèle précédent, le gouvernement territorial était un partenaire respectueux de la démocratie et tenaient compte les attentes et les besoins des francophones aux Territoires.
« C’est ce modèle que l’on veut recopier », a laissé entendre le directeur général de la FFT, Léo-Paul Provencher, soulignant que même si le PDCC est terminé, il peut y avoir un programme. Le programme proposé est justifié puisque l’argent qui a été rapatrié par le gouvernement fédéral ne permet pas d’assurer l’avenir de la communauté. Le programme de développement culturel et communautaire encourageait la FFT à entretenir un lien avec le gouvernement territorial. « Sur ce plan, nous avons de bonnes raisons de cogner aux portes du GTNO parce que nous sommes engagés ensemble dans la réalisation du plan stratégique sur les services et les communications en français. Alors, les investissements de 500 000 dollars serviraient notamment à soutenir le cadre nécessaire à la réalisation du partenariat entre la FFT et le GTNO.
En ce qui a trait à la somme proposée, elle a été longuement analysée, car chaque association avait donné ses commentaires, voir même expliqué ses motifs. En 2011, un document élaboré a été produit pour témoigner des besoins et de ce qui est raisonnable.
Et ce qui incite la Fédération franco-ténoise à persévérer dans l’atteinte de la création de ce nouveau programme est qu’une obligation signée en 1984 oblige le fédéral à soutenir les coûts pour les services à la communauté francophone. Et de l’avis de M. Provencher, cela représente un service fondamental puisqu’il s’agit presque d’une « condition de survie ». Le motif premier de cette demande est d’avoir les moyens de survivre pour les communautés francophones.
En exemple, il mentionne la communauté de Fort Smith qui a fermé son bureau il y a quelques semaines.

Aussi, la communauté francophone aimerait que le nouveau programme soit semblable au PDCC au niveau de sa cogestion. « Je pense que c’est payant pour le gouvernement territorial, je pense que c’est un investissement et non une dépense. »

Cette nouvelle planification propose de donner les moyens au réseau associatif (quatre communautés desservies, leurs quatre associations francophones, l’APADI, L’Aquilon ainsi que Radio Taïga). Ainsi, le réseau peut maintenir une offre de service dans chacune des communautés. « On connaît l’importance du rôle des associations et leur rôle respectif, » explique M. Provencher. Alors, la demande se concentre sur un moyen de financer une ressource à plein temps dans ces quatre communautés pour agir comme agent de développement communautaire (activités et mobilisation dans le milieu). De plus, ces personnes peuvent soutenir la vitalité et la dynamique communautaire. Sans eux, les petites communautés sont en état de difficulté importante parce qu’ils représentent un lien avec leurs collègues des autres associations, au niveau des communications et de l’information échangée et des services disponibles par exemple de la Fédération, laisse savoir le directeur général.

La demande de programme de soutien au développement communautaire francophone et sa revitalisation est également soutenue par le fait que cela fait partie d’une des obligations contenues dans le mandat de la FFT, que le gouvernement territorial a aussi à respecter la Loi sur les langues officielles. De fait, il a une exigence de soutenir la vitalité et la revitalisation communautaire, ainsi que l’usage de la langue française dans le milieu.
De plus, le gouvernement fédéral a une responsabilité s’il désire que les résultats soient atteints pour justement soutenir le développement communautaire.

Toutefois, si le gouvernement territorial accepte la proposition, la création du programme prendrait un bon moment avant d’être parfaitement en place.