Morin et Dent compatissent avec les victimes : Déclarations du GTNO sur les écoles résidentielles

13 mars 1998
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Le GTNO a tenu une conférence de presse spéciale sur les victimes d'abus dans les écoles résidentielles. Le premier ministre et le ministre de l'Éducation ont tour à tour exprimé leurs profonds regrets face à ces événements.

Reconnaissant officiellement au nom du gouvernement des TNO les abus dont ont été victimes plusieurs élèves de l'ancien système des écoles résidentielles, le pemier ministre, Don Morin, et le ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation, Charles Dent ont exprimé le 5 mars dernier leur profonds regrets de la part du gouvernement des TNO. Ces déclarations ont eu lieu dans le grand hall de l'Assemblée législative lors d'une conférence de presse. Ils ont profité de l'occasion pour dévoiler les grandes lignes de leur plan d'intervention auprès des victimes.

Selon le premier ministre Morin, cette reconnaissance officielle s'inscrit dans la foulée de la Déclaration de réconciliation du gouvernement fédéral face aux peuples autochtones, qui traitait en particulier des écoles résidentielles et leur rôle dans la répression de la culture et des valeurs autochtones mais aussi sites de nombreux abus physiques et émotionnels. Cette déclaration de réconciliation a été rendu publique en début d'année.

"La Déclaration de réconciliation constitue une étape importante dans la relation entretenue entre le Canada et ses peuples autochtones, a indiqué le premier ministre Don Morin. Cela représente un nouveau départ, un renouveau et un signe qu'il est temps d'aller de l'avant".

Selon Don Morin, le GTNO a aussi un rôle important à jouer dans le processus de guérison. Les abus sexuels et physiques qui se sont déroulés dans les écoles résidentielles des TNO en ont laissé plusieurs profondément blessés. Les conséquences de ces abus sont nombreuses : alcoolisme, toxicomanie, dépression, problèmes socio-affectifs et même le suicide.

Le gouvernement reconnait le besoin pour une aide et une intervention immédiate auprès des victimes de ces abus. Il entend donc travailler en étroite collaboration avec les victimes d'abus ainsi que la communauté pour identifier et mettre en place les mécanismes adéquats de traitement des conséquences de ces abus.

Ainsi, le ministre Charles Dent a indiqué que son ministère travaille actuellement avec d'autres ministères (Santé et Services sociaux et Justice) afin de développer un cadre d'intervention gouvernementale qui répondrait aux besoins de ces victimes d'abus sexuels et physiques.

Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, Kelvin Ng, il est important d'impliquer ces victimes dans l'élaboration des programmes de guérison. Il donne en exemple le travail du Cercle de planification de l'école résidentielle Grollier Hall qui pourrait être tenté ailleurs notamment dans le Nunavut.

Le gouvernement veut aussi s'assurer que les enfants actuellement à l'école ou ceux des générations futures n'auront pas à vivre la même situation en leur offrant un environnement sécuritaire tout particulièrement pour les jeunes devant étudier loin de leur famille. La meilleure façon réside dans l'extension des programmes d'enseignement au sein même des communautés, entreprise déjà bien avancée par le ministère de l'Éducation.