Le courrier du lecteur : Déception

Écrire cette lettre n’a pas été facile, car je siège au Conseil d’administration (CA) de L’Aquilon. Une chose est certaine, cette lettre confirmera aux lecteurs du journal qu’il n’y a effectivement aucune ingérence de la part du CA avec la ligne éditoriale du journal!

J’écris au sujet du Courrier du lecteur, de l’éditorial et de l’article « Gouvernement de consensus : D’intérêt public ou privé? » de l’édition du 8 décembre 2017, qui sous-entendent, au minimum, un manque d’éthique de la part des députés O’Reilly et Green.


D’abord, j’ai exprimé à l’éditeur du journal ma déception de la façon dont cette situation a été traitée dans le journal. Il a répondu à mes questions et j’ai eu l’occasion de faire quelques suggestions.
J’ai aussi essayé de rejoindre l’auteur de la lettre au Courrier du lecteur, sans succès. J’aimerais bien lui parler de vive voix afin de comprendre davantage son point de vue et s’il est ouvert, de lui faire part de mon opinion. J’espère que nous communiquerons bientôt.

De façon générale, voici mon opinion. Lorsque des individus, dans ce cas des membres de notre communauté, sont accusés directement ou indirectement, de fraude, de collusion et/ou de corruption, il est, selon moi, du devoir de notre journal d’examiner en profondeur la situation afin de présenter les faits et non des perceptions. Nous sommes une petite communauté où tout le monde se connaît; on doit approcher ce genre de question avec précaution.


Le journal et l’auteur du Courrier du lecteur ont choisi de focaliser leur attention sur un projet de loi privé pour souligner les lacunes de notre système de gouvernement de consensus, tout en laissant planer des allégations sérieuses allant d’un manque d’éthique à un acte criminel. Selon moi, il y a de bien meilleurs exemples pour souligner les lacunes de notre système parlementaire, tel que l’évaluation à mi-mandat de notre gouvernement qui a, selon moi, échoué.
Je ne peux malheureusement considérer les individus visés par ces questions comme des amis, car je ne socialise pas avec eux, mais j’ai eu la chance de travailler avec eux au fil des ans. J’ai rarement rencontré des personnes aussi intègres qu’elles. L’intérêt du public est leur priorité et ils le tiennent à cœur; une valeur importante chez nos élus.


Il va de même pour Mme McKenna. J’ai dû retenir ses services dans des circonstances tristes, après le décès d’un ami. Bien qu’elle fût en Alberta pour aider une autre famille, elle est rapidement retournée à Yellowknife pour s’occuper de nous. Il n’y a eu ni congé, ni repos pour elle. Je suis convaincue que tous ceux et celles qui ont dû retenir ses services se rallieront avec moi pour dire qu’elle est très loin des reproches faits par l’auteur du Courrier du lecteur. Étant la seule directrice funéraire aux TNO, Mme McKenna est sur « appel » 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Je suis certaine qu’elle accueillerait bien un peu de compétition!

Seulement 41 000 personnes habitent aux Territoires du Nord-Ouest et nos défis sont aussi nombreux et complexes que ceux de nos voisins du Sud. Malheureusement, nous n’avons pas un énorme bassin d’experts et de personnes intéressées dans lequel puiser pour assurer l’évolution de notre société. Certains d’entre nous sont appelés et interpellés à s’impliquer et ainsi à porter plusieurs chapeaux pour le bien-être de la communauté. Oui, certains le font pour un gain personnel, mais avant de porter des accusations contre qui que ce soit, il faut examiner chaque situation en profondeur pour trouver les faits. Il est trop facile de faire le contraire. Finalement, si nous attendions toujours pour qu’il y ait zéro apparence de conflit d’intérêts nous n’irions pas loin!


En tant que citoyenne des TNO, j’appuie la modification de la Loi sur la santé pour y inclure les services de crémation — bienvenue au 21e siècle! Merci à M. O’Reilly et Mme McKenna qui se sont assurés que nous aurons bientôt accès à ce service aux TNO. J’appuie aussi la possibilité que nos élus aient la chance de déposer des projets de loi, surtout quand ils répondent à de réels manques ou problématiques soulevées par les citoyens. J’appuie aussi l’examen approfondi des actions de nos élus afin de confirmer des gestes illégaux ou un manque d’éthique. Enfin, j’encourage les gens à se parler de vive voix!

Sylvie Francoeur


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