Simulation d’un désastre à Yellowknife : De l’eau douce SVP!

18 avril 2003
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Menacer la sécurité des gens n’est pas très difficile. Un feu de forêt incontrôlable, des inondations qui isolent les communautés et des déversements de produits chimiques sont autant de situations qui peuvent menacer très rapidement la santé et la sécurité d’une population. Les résidents de Yellowknife peuvent maintenant dormir tranquille ou presque. L’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (DART), des Forces armées canadiennes, est venue faire son tour dans la capitale du 7 au 14 avril dernier, pour simuler un désastre dans un environnement nordique.

Selon leur scénario, Yellowknife est isolée par une barrière de glace sur le fleuve Mackenzie, tandis qu’une épidémie de diarrhée a fait des ravages au centre hospitalier territorial de Stanton. Une fois le signal lancé, une équipe de 12 personnes de DART a quitté Ottawa et s’est déployée en moins de 48 heures au centre-ville de Yellowknife.

Une telle équipe d’intervention est entraînée spécialement pour répondre rapidement à une crise soudaine en fournissant des soins médicaux et de l’eau potable.

Depuis une année et demie, l’équipe se déplace au Canada et simule des catastrophes qui peuvent prendre différentes tournures. Dans le Nord, DART a dû revoir ses plans pour s’adapter au climat nordique. L’avantage d’une équipe du genre, c’est qu’elle est entraînée spécialement pour le froid et l’isolement. Ce qui, par contre, lui donne une longueur d’avance sur les autres organismes d’intervention locaux, c’est son équipement spécialisé. « Nous avons une pièce d’équipement qui peut produire 50 000 litres d’eau par jour, indique Chantal Pelletier. Cet équipement peut purifier n’importe quelle source d’eau pour en faire de l’eau potable. »

Intervenir dans une petite communauté peut également s’avérer un défi de taille, compte tenu du fait que l’équipe doit pourvoir elle-même à ses besoins, notamment en matière d'alimentation.