Réalisation personnelle : De Tuktoyaktuk à Gjoa Haven en kayak!

27 juin 2013
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Diane Haché lors de son aventure en kayak à l’été 2009 sur les eaux du fleuve Mackenzie. (Crédit photo : Marcel Haché)

Diane Haché lors de son aventure en kayak à l’été 2009 sur les eaux du fleuve Mackenzie. (Crédit photo : Marcel Haché)

 Diane Haché s’apprête à relever le défi de quitter Tuktoyaktuk en kayak jusqu’à Gjoa Haven, au Nunavut.

Une Ténoise vivra au cours des prochaines semaines un défi de taille. En effet, Diane Haché, 57 ans, traversera une partie de la côte arctique, où elle parcourra 2000 kilomètres séparant Tuktoyaktuk de Gjoa Haven, au Nunavut. Il s’agira de la concrétisation d’un rêve pour la femme qui caresse depuis longtemps cet exploit qu’elle réalisera en solo.

La sportive espère pouvoir compléter son voyage en deux mois afin d’être de retour aux environs du 15 ou 20 août, jugeant qu’il fera trop froid par la suite pour pratiquer son sport sur l’eau. Et pour ce faire, elle sera dans l’eau tous les jours, à raison de dix à douze heures, car « c’est une course contre la montre ». Elle ne raye toutefois pas la possibilité d’être forcé à arrêter son excursion en raison de la température glacée de l’eau.

Au moment de l’entrevue, Madame Haché était à Inuvik (son réel point de départ) où elle s’affairait à pagayer jusqu’à Tuktoyaktuk, ce qu’elle considère comme un « réchauffement ».

Cette excursion ne représente pas la première aventure nordique de Diane Haché. En 2009, elle a parcouru le fleuve Mackenzie de Fort Providence à Tuktoyaktuk.

La Yellowknifienne prépare le périple qu’elle s’apprête à vivre depuis déjà deux ans. Elle confie avoir proposé à certaines personnes de partager le voyage avec elle, mais sans succès. « Je n’ai jamais été capable de trouver personne, alors j’ai dit : Ah ben, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. » Évidemment, l’aspect de ne pas avoir d’individu avec qui discuter ne la ralentit pas dans son processus, mais elle aurait préféré avoir de la compagnie pour pagayer avec elle sur les eaux : « C’est officiel que c’est beaucoup mieux de partager ces expériences avec quelqu’un. »

Madame Haché allègue qu’elle s’inspire de la kayakiste Victoria Jason qui a expérimenté la même aventure en 1991. Cette dernière avait réussi après trois années à parcourir le passage du Nord. Ainsi, Diane Haché dit s’être basée sur ses écrits et même, elle avoue les avoir étudiés, laissant au passage connaître sa devise : « Si elle est capable de le faire, je peux le faire, je ne le ferai peut-être pas au si bien, mais je vais le faire. »

Si elle aspire à réussir seule, l’aventureuse transmet qu’elle est actuellement mieux équipée qu’au moment de son aventure en 2009. Elle a une combinaison étanche sécuritaire, est munie d’un téléphone satellite et possède un appareil permettant de retracer l’endroit où elle se trouve au moment où elle appuie sur le détenteur relié à un système de courriel qui laissera savoir à ses proches via Google Map la distance et le trajet effectué. Madame Haché a aussi en sa possession un fusil qu’elle a appris à manipuler en cas de visite inattendue de la faune, en plus d’une broche électrique qu’elle posera autour de sa tente et en cas de venue d’animal sauvage, le bruit de surprise produit par la bête la réveillera et lui donnera le temps de prendre son arme.

Également, elle est bien au fait des embûches qui l’attendent, comme sa crainte de rencontrer des ours pendant toutes ses journées de navigation. Cependant, elle ne laisse paraître aucune inquiétude face aux conditions atmosphériques. Celles-ci ne l’affolent pas, mais avise qu’elle devra se les approprier.

Diane Haché fera le plein d’eau potable en cours de route, puisant dans les ruisseaux qui se jettent dans l’Arctique. Aussi, elle devra se nourrir d’énergie rapide, de glucides ou d’hydrocarbones, qu’elle retrouvera dans les aliments qu’elle trainera sur son kayak bien chargé.