Renouveau en danse à Yellowknife : Danser pour partager

01 octobre 2015
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Kate Mansfield, membre du Yellowknife Dance Collective, lors d'une chorégraphie de groupe de l'atelier automnale. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Kate Mansfield, membre du Yellowknife Dance Collective, lors d'une chorégraphie de groupe de l'atelier automnale. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Le collectif de danse de Yellowknife tient des ateliers pour émanciper l'amour de la danse.


Plié, jeté, fouetté... Lindsay Nelson a appris ces pas de danse quand elle était plus jeune. Si elle ne pratique plus depuis quelques années, elle a voulu s'y remettre et participer à l'atelier du Yellowknife Dance Collective (YDC). Le dimanche 27 septembre, une vingtaine de danseurs se sont retrouvés face au miroir de l’académie de danse Bella, pour sauter, pointer, danser.

YDC est le collectif de danse formé après la dissolution de Crazy Legs en 2011. Kery-Lyn Mcleod, qui préside le collectif, explique que ces ateliers sont récurrents, bisannuels en fait. « C'est simplement pour émanciper l'amour de la danse. Ce sont des classes ouvertes à tous et après ces ateliers, nous passons des auditions pour renforcer les rangs du groupe. » Si les critères de sélection ne sont pas des plus élevés, c'est l'envie de contribuer au Collectif qui constitue le plus grand passe-droit. Les membres adhèrent à la multiplication des talents en enseignant, chorégraphiant, dansant. L’atelier est d'ailleurs une démonstration sans froufrou de cette énergie créatrice partagée. Durant l'heure et demie de ce dimanche après midi, cinq membres ont pris le relais de l'instruction.

Arrivée aux Territoires depuis plus d'un an, Lindsay Nelson approuve l'approche de YDC. « Je trouve le groupe plus ouvert et accueillant que dans d'autres villes, j'ai beaucoup de plaisir durant cet atelier. » Et finalement, à voir les sourires et les accolades, ce sentiment semble partagé par les autres danseurs. Le mardi soir suivant, c'est avec un groupe un peu moins conséquent que YDC a tenu son audition. Le dynamisme était aussi au rendez-vous, tout comme l'aspect plus technique. « Nous ne donnons pas des cours de danse », de clarifier Kery-Lyn Mcleod. Les membres savent danser, travaillent pour s'améliorer, s'amusent pour se coordonner. Durant les chorégraphies de groupe imposées ou improvisées, trois danseuses souhaitaient se joindre au collectif. Le comité de sélection n'a pas fait de déclaration, et l’on communiquera avec ces femmes après une consultation. La présidente de YDC avance que la capitale ténoise compte plusieurs danseuses de talents. Qu'elles partagent leurs styles variés et que YDC n'a le mérite que de les rassembler. YDC prépare habituellement un spectacle d'envergure qui a lieu tout les deux ans. Le dernier remonte à 2013 avec la présentation de Inside Out au Northern Arts and Cultural Center.