Éditorial : D’une crise médiatique à l’autre

C’est étonnant de voir à quel point nos politiciens sont rapides pour se saisir des maux d’autrui afin de se faire du capital politique. Au cours des derniers mois, on a vu des crises qui ont fait la manchette des médias – la crise des suicides d’Attawapiscat et celle plus récente des incendies de forêt près de Fort McMurray.
Premièrement, ces crises sont bien réelles et les effets néfastes sont cruellement ressentis par les populations locales. Rien dans cet éditorial ne se veut une minimisation de ces drames et de leurs impacts.
Par contre, les médias jouent un rôle de premier plan dans la perception du public de ces drames. Prenons l’exemple d’Attawapiscat. Ce drame est généralisé parmi les communautés autochtones du Canada. La situation de vie des Autochtones en est une définie par la pauvreté, les abus et la négligence des gouvernements. Attawapiscat n’est que la pointe de l’iceberg alors que le drame se vit quotidiennement partout au pays et est à la racine même du problème des femmes autochtones disparues et assassinées, tout comme le problème des hommes autochtones, encore plus nombreux, disparus ou assassinés. Pas besoin d’une commission d’étude pour savoir ça!
Ce qui me déplait, c’est de voir comment se comportent les politiciens et leurs partisans quand un cirque médiatique se développe autour d’un drame social.
Prenons le cas de Fort McMurray. Il y a eu quelques jours de répit, en début d’évacuation, mais ça a rapidement dégénéré surtout sur Facebook avec toute sorte d’accusations comme de profiter d’un drame pour mousser sa visibilité, ou si le politicien évitait ce piège, on le déclarait insensible au malheur des autres.
On a vu de belles histoires de solidarité dans ce drame, mais on a aussi vu la face très laide de la réalité politique canadienne quand les Notley, Trudeau et compagnie (les gens ont même ramené le comportement de Harper dans des crises antérieures) se sont retrouvé au centre des reportages.
Les gens auraient tellement avantage à s’attarder aux histoires de solidarité et d’entraide plutôt que de tourner le tout en petite crise politique.


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