Habitations alternatives : Consultations pour les mini-maisons

01 décembre 2016

En septembre 2015, Étienne Croteau présentait son projet des mini-maisons au conseil municipal de la Ville
de Yellowknife. Qu’en est-il un an plus tard ?

« Nous avons près de 500 membres sur le groupe YK Tiny Housing Movement. L’intérêt est très présent. Un questionnaire a été envoyé par la Ville de Yellowknife et ils n’ont jamais eu un taux de participation aussi élevé. Ils voulaient tâter vraiment le terrain pour savoir si c’était viable », avise Étienne Croteau, pionnier de la mini-maison aux Territoires du Nord-Ouest. Il a d’ailleurs agi à titre de conférencier lors de l’événement Living Small: Tiny Homes in the Subartic, organisé par l’Association des architectes des Territoires du Nord-Ouest, ce 1er décembre.

Le sondage de mai 2016 auquel il fait référence a reçu 465 réponses. Trois cent quatre-vingt-dix-huit répondants, soit 86 % d’entre eux, soutenaient ou soutenaient fortement le développement d’une zone pour les petites maisons et de ces répondants, 73 % seraient intéressés ou très intéressés à vivre dans cette zone.

Le coût des terrains, la gestion de l’eau et des égouts ainsi que la proximité des magasins et des services ont été mentionnés comme des facteurs importants relatifs au choix de l’emplacement. De plus, parmi les commentaires recueillis lors du sondage, on stipule que le projet est une excellente façon de remédier aux problèmes de logement dans la ville et on indique l’importance de bien chosir l’emplacement du projet.

Consultations à venir
Wenyan Yu, gestionnaire de l’aménagement et des terres à la Ville de Yellowknife, espère organiser des séances en groupe de consultation dès le début de l'année 2017 et discuter avec des promoteurs intéressés par le projet. Suite à cela, des recommandations pour la réglementation des petits terrains seront préparées et présentées au conseil municipal, possiblement dès printemps 2017.

« Selon le règlement de zonage actuel, la superficie minimale pour une maison individuelle varie de 334 à 540 mètres carrés, ce qui peut être difficile financièrement pour certains résidents qui aimeraient construire une mini-maison. Le règlement de zonage actuel ne permet pas le développement d'une habitation familiale sur un terrain plus petit que 334 mètres carrés », a-t-elle mentionné.

L'emplacement du développement est également à l'étude. Il pourrait se situer dans une nouvelle zone réservée exclusivement pour les petits terrains ou dans une zone résidentielle déjà existante.

Les dessous de la mini-maison
L’un des enjeux majeurs pour les petites maisons porte principalement sur le financement, selon Robert Warburton, directeur de CloudWorks, une entreprise ténoise de développement immobilier. L’hypothèque n’étant pas une possibilité, puisque les banques n’acceptent pas la mini-maison comme habitation, « elles sont très difficiles à financer [pour les propriétaires] », affirme-t-il. Il avance toutefois que certaines banques étudient actuellement des solutions de financement pour ce type d’habitation de plus en plus populaire.

Le propriétaire de petite maison sur roues, Étienne Croteau, n’a pas eu accès à une hypothèque : « C’est sur une marge de crédit. Le seul avantage, c’est que je paie ma maison en 3-4 ans. Comparativement à une maison qui prendrait 25 ans à payer. »

Plusieurs critères pour avoir accès à des assurances sont également à considérer. La solution pour ce propriétaire d’habitation sur roues sera d’acheter une parcelle de terrain et de mettre sa maison sur des blocs d’ingénieur : « Ce qui va m’aider à avoir des assurances. [...] J’aimerais que le terrain de petites maisons existe, comme ça je pourrais amener ma maison à cet endroit-là », affirme-t-il.

Des projets d’habitations similaires ont vu le jour aux États-Unis et ailleurs au Canada, comme à la municipalité de Lanthier, au Québec. Un projet où plusieurs maisons se partagent un même terrain. « Dans [le village] de Lanthier, il y avait beaucoup d’exodes, donc ils ont utilisé ce principe-là pour ravoir des gens dans leur communauté et ça marche bien », explique M. Croteau, avec le sentiment que la Ville de Yellowknife est positive et ouverte au projet des mini-maisons.


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