La rencontre s'est déroulée à toute vapeur : Conseil d'administration de la FFT

20 mars 1998
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Contrairement à la dernière réunion du Conseil d'administration de la Fédération Franco-TéNOise (FFT), qui avait donné lieu à un véritable affrontement Est-Ouest, la dernière séance du CA a été beaucoup moins tumultueuse, les délégués parvenant à passer à travers l'ordre du jour en une seule journée.

La réunion du Conseil d'administration de la FFT qui avait lieu à l'hôtel Explorer de Yellowknife devait se dérouler les 14 mars et 15 mars. Les représentants des quatres communautés francophones des TNO ont réussi l'exploit de couvrir l'ensemble de l'ordre du jour en une seule journée.

Il faut dire que deux comités dont la mise sur pied avait été décidée lors de l'Assemblée générale de l'automne passé, n'ont pas été opérationnels pendant cet intervalle. Le comité de répartition des actifs et le comité de vérification devaient se pencher sur des questions litigieuses. Si des rapports avaient été déposés par ces deux comités, les travaux auraient risqué d'être beaucoup plus animés.

Il s'en est fallu de peu que le Conseil d'administration ne décide simplement de ne pas donner suite au comité de vérification des finances de la FFT. Ce comité avait été mis sur pied en octobre 1997 à la suite d'une séance à huis clos portant sur les finances de la FFT. Le président de la FFT, Daniel Auger, a véhémentement encouragé le Conseil d'administration à ne pas abolir ce comité samedi dernier. Il a soutenu qu'un tel comité servirait à assainir l'atmosphère à la suite des allégations faites à huis clos. Le Conseil a donc décidé que le comité serait mis sur pied et rendrait rapport à l'automne lors de la prochaine assemblée générale de la FFT.

C'est surtout l'annonce surprise de déficits d'opération pour la FFT en 1996-1997 et pour les prévisions de 1997-1998 qui aura créé le plus de remous. Le déficit pour 1996-1997 est de l'ordre de 50 000 $ et il sera vraisemblablment de près de 120 000 $ pour l'année actuellement en cours.

Daniel Cuerrier, directeur de la FFT pour le Nunavut, s'est dit déçu à la suite de l'annonce de ce déficit qui n'était pas prévu. "Là, c'est rendu qu'on va devoir se diviser un déficit l'an prochain" a mentionné Daniel Cuerrier.

L'adoption de la programmation de fonctionnement et de développement pour l'année 1998-1999 s'est fait sans grands problèmes et sans grandes modifications. Les budgets de développement se situeront à un niveau inférieur que pour l'année 1996-1997. Comme cela avait été le cas cette année, c'est la FFT et L'Aquilon qui assumeront les baisses de fonds de développement. Cependant, par une proposition intervenue lors de l'adoption des prévisions budgétaires 1998-1999 de la FFT, le Conseil d'administration a décidé que toute augmentation imprévue du montant des subventions en provenance du Programme de développement culturel et communautaire, jusqu'à concurrence de 55 000 $, devrait être réaffectée prioritairement vers la FFT et L'Aquilon. Toute tranche supérieure à ce montant serait réaffectée en fonction de la politique de gestion.

Quelques invités de marque se sont adressés aux délégués lors de cette rencontre. Le ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation, Charles Dent, a notamment indiqué les réalisations de son ministère quant aux langues officielles et a annoncé quelques projets à venir. Il a confirmé que la construction d'un bâtiment neuf pour l'école Allain St-Cyr devrait être achevée d'ici le printemps 1999. Il a aussi mentionné le projet de construction de nouveaux locaux pour le programme de français langue première à Iqaluit. Les discussions à ce sujet se poursuivent avec Patrimoine canadien pour des locaux d'une superficie de 1500 m2.

D'autres discussions avec le gouvernement fédéral risquent d'avoir des conséquences heureuses pour la communauté franco-ténoise. Le GTNO a demandé la permission de reporter à 1998-1999 les sommes non dépensées en 1997-1998 de l'Entente Canada TNO sur les langues officielles. Si le gouvernement fédéral accepte cette demande, le ministre Dent a indiqué qu'une partie des sommes récupérées de l'enveloppe sur les services en français pourraient être réaffectée pour offrir un financement additionnel à la communauté.

La députée acadienne Claudette Bradshaw, secrétaire parlementaire auprès de la ministre responsable de la francophonie, Diane Marleau, a aussi adressé la parole aux délégués.