Culture francophone et métis : Connecter avec ses racines

20 septembre 2012
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David Bouchard, auteur métis de la Saskatchewan, est venu parler de sa passion pour la lecture et de l’importance de celle-ci à la bibliothèque de Hay River. (Photo : Virginie Bouchard)

David Bouchard, auteur métis de la Saskatchewan, est venu parler de sa passion pour la lecture et de l’importance de celle-ci à la bibliothèque de Hay River. (Photo : Virginie Bouchard)

L’auteur métis, David Bouchard, était de passage à Hay River, mardi 11 septembre dernier, pour présenter ses derniers chefs-d’œuvre et transmettre sa passion pour la lecture.

 

Muni d’une flute de bois, l’auteur David Bouchard commence sa présentation par une sorte de prière, mélange de sons, semblable à ceux des oiseaux et des éléments de la nature. Autant en français qu’en anglais, l’écrivain séduit. Il séduit par son charme, mais aussi par sa passion pour la vie et surtout la lecture. Il lance tour à tour des titres de livres inspirés de la vie des autochtones, parfois écrits par des autochtones. Des récits dramatiques ou drôles qu’il recommande chaudement.
« Je suis venu ici pour encourager les jeunes à lire davantage et pour donner aux parents des moyens pour que leurs enfants deviennent des lecteurs », explique M. Bouchard.

Retrouver ses racines
Le francophone, originaire de Saskatchewan, a vécu une grande partie de sa vie en pensant qu’il était canadien-français. D’un père né au Lac St-Jean et d’une mère métis provenant des États-Unis, David Bouchard n’aurait jamais cru avoir du sang autochtone. Et pourtant, il y a quelques années, il a découvert qu’il était métis, une découverte qui a changé sa vie.
« À partir de ce moment, j’ai commencé à écrire des livres en langues autochtones, j’ai travaillé sur des réserves », avoue l’auteur, dont la grand-mère était Innue et le grand-père, Chippewa.
Le Fransaskois s’est alors donné pour mission de redécouvrir son histoire à travers la littérature et l’écriture. Il a rédigé des dizaines de livres et s’est entouré d’artistes autochtones. La plupart de ses œuvres sont écrites en français, en anglais et dans les langues de certaines Premières nations comme les Nuits de Pow wow, Je suis corbeau et Les sept enseignements sacrés.
« J’ai cherché mes histoires que j’ai passé à mes enfants et que je transmets aux jeunes de différentes communautés », affirme M. Bouchard.

Le goût de lire
En plus d’être fier de son appartenance métisse, l’auteur ne tarit pas d’éloges devant la littérature. Il veut également que ses livres soient accessibles à tous, c’est pourquoi ils ne font qu’une dizaine de pages. Pour David Bouchard l’important est bien de lire et non de savoir ce qu’il faut lire. Aux enfants autochtones, métis et d’autres origines, l’auteur dirait ceci : « Je leur dirais de lire leur histoire qu’ils devraient garder dans leur cœur. Chacun d’entre eux doit non seulement apprendre leur langue et leur histoire, mais aussi les passer à leurs enfants et la lecture est un bon moyen de le faire ».

L’écrivain est venu présenter les nouveaux livres de sa collection à la bibliothèque de Hay River. En tournée dans le Nord, il a visité plusieurs communautés et rencontré les jeunes dans les écoles. Une façon de leur transmettre sa piqûre pour la lecture.