Chronique TNO Santé : Connaissez-vous le cancer du côlon (colorectal)?

13 mars 2014
0 Commentaire(s)

Beaucoup de Canadiens évitent de parler du cancer colorectal, et le mois de mars est l’occasion d’aborder le sujet. Comme son nom l’indique, le cancer colorectal se forme dans le côlon ou dans le rectum, la dernière partie du gros intestin. Au Canada, le cancer colorectal constitue la 2e cause de mortalité par cancer. Un homme sur 14 et une femme sur 15 risquent d'avoir un cancer colorectal au cours de leur vie.
Il débute sous forme de polypes (petites excroissances) à l’intérieur du côlon. Le plus souvent, ils sont bénins. Mais ces polypes peuvent évoluer dans le temps pour former des tumeurs cancéreuses, pouvant se propager vers les ganglions, puis le foie et dans d’autres parties du corps en formant des métastases.

Personnes à risque
- Personnes de plus de 50 ans (90 % des cas).
- Antécédents personnels ou familiaux. Le risque s’accroît lorsqu’on a déjà souffert d’un cancer colorectal ou de polypes, ou qu’un membre de la famille proche (mère, père, frère ou sœur) en a souffert. Cette prédisposition peut être le fait d’habitudes alimentaires, de style de vie ou de l’exposition à une même substance cancérigène dans l’environnement.
- Certaines maladies génétiques du côlon accroissent le risque de cancer colorectal.
- Maladie inflammatoire de l’intestin dont la maladie de Crohn augmente le risque.
- Diabète. Il est apparu dans certaines études que le cancer colorectal est plus fréquent chez les individus atteints du diabète de type 2 que chez ceux qui n’en sont pas atteints.
- Manque d’exposition au soleil. On croit que l'effet protecteur serait dû à la vitamine D, produite sous l’effet des rayons du soleil sur la peau.

Certaines habitudes de vie contribuent au cancer colorectal : tabagisme et consommation élevée d’alcool;
embonpoint ou obésité; sédentarité; diète riche en viande rouge, en charcuterie et en grillades au barbecue et faible en fruits et légumes.

La prévention du cancer colorectal
- Se soumettre à un test de dépistage passé l’âge de 50 ans. Parmi les tests suggérés, il y a le test de recherche de sang occulte dans les selles, la sigmoidoscopie et la coloscopie. Si 60 % des gens âgés de 50 ans à 74 ans passaient un tel test tous les deux ans, on estime que le nombre de décès causés par le cancer colorectal pourrait être réduit de 15 % à 18 %.
- Mesures préventives de base. Ne pas fumer. Rester actif physiquement réduirait le risque jusqu’à 50 %. Limiter la consommation d’alcool à moins de deux verres par jour pour les hommes et moins d’un verre par jour pour les femmes. Manger suffisamment de fruits et de légumes et de céréales à grains entiers semble contribuer à prévenir le cancer colorectal. Il est important aussi de limiter la consommation de viande rouge, de charcuterie et de grillades. Il semblerait que ceux qui mangent de la viande rouge sept fois par semaine courent un risque 85 % plus élevé que ceux qui n’en mangent que trois fois par semaine.
- Autres mesures de prévention. Il est recommandé aux personnes âgées et aux personnes qui s’exposent peu au soleil de prendre des suppléments de vitamine D à raison de 1 000 UI par jour en automne et en hiver. La prise d’un comprimé par jour d’aspirine ou d’autres médicaments anti-inflammatoires pourraient avoir un effet protecteur contre les polypes intestinaux et le cancer colorectal. Consulter votre médecin avant de prendre ces médicaments.

Si vous présentez des symptômes de cancer colorectal, à savoir des changements dans les habitudes intestinales, comme de la constipation ou de la diarrhée persistante, du sang dans les selles, des crampes au ventre, de la fatigue ou une perte de poids), n’hésitez pas à consulter votre médecin

Sites d’intérêt
Association canadienne du cancer colorectal : www.colorectal-cancer.ca
Société canadienne du cancer : www.cancer.ca
Vue sur le cancer Canada : www.cancerview.ca

Source
Le cancer du côlon (cancer du colorectal) : www.passeportsante.net