Lancement d'une campagne de publicité : Combattre l'usage de la cigarette

21 janvier 2000
0 Commentaire(s)
Le ministère de la Santé et des Services sociaux a présenté sa nouvelle campagne contre le tabagisme vendredi le 14 janvier dernier au Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles par une journée glaciale et devant une maigre représentation des médias. Cette campagne débutera à l'occasion de la semaine nationale contre le tabagisme du 17 au 23 janvier. Des publicités à la télévision, dans les journaux et à la radio seront alors vues et entendues partout aux T.N.-O. Cette campagne encourage les fumeurs à cesser de fumer, fournit des trucs utiles pour y parvenir et énonce plusieurs raisons expliquant pourquoi c'est la meilleure chose à faire tant pour le fumeur que sa famille et son entourage. Le coût total de la campagne s'élève à 275 000 $.

Les participants au lancement de cette campagne ont fait grand cas des tendances actuelles quant à l'usage de la cigarette dans le Nord, notamment chez les adolescents.

« En fait, ce qu'il nous faut trouver, c'est comment rendre ça pas cool de fumer », a souligné le docteur Ross Wheeler, de l'Association médicale des T.N.-O.

Le taux de tabagisme aux T.N.-O. est l'un des plus élevés au pays. Les problèmes de santé liés à l'usage de la cigarette ont d'énormes répercussions sur le système de santé. Ainsi, alors que les revenus de taxes perçues lors de la vente de cigarettes s'élèvent à environ neuf millions de dollars, le ministère de la Santé estime que les coûts liés au traitement des maladies causées par la cigarette sont de plus de 31 millions de dollars.

Cette campagne vise donc à réduire ce fardeau fiscal en réduisant le nombre de fumeurs soit en décourageant les jeunes de commencer ou en aidant les fumeurs à cesser de fumer. « Cesser de fumer, c'est facile. On arrête à toutes les nuits lorsqu'on va se coucher. C'est de persévérer qui est difficile », a souligné le Dr Wheeler.

Les statistiques concernant l'usage de la cigarette dans le Nord et ses impacts sur la santé dressent un portrait sombre de cette réalité. Il y a cependant des lueurs d'espoir.

De plus en plus de maisons s'identifient comme « maison de non-fumeurs ». Même si des fumeurs y résident, ils se rendent à l'extérieur pour fumer. « On ne voyait pas ça dans les petits villages, il y a quatre ou cinq ans », a indiqué le Dr Wheeler.

La stratégie du gouvernement ne s'arrêtera pas à cette campagne. Selon la sous-ministre Penny Ballantine, plusieurs ministères travaillent de concert afin de s'attaquer au problème. Il y a différents aspects à traiter dont la valeur de la taxe sur les cigarettes, les règlements sur la vente aux jeunes et, évidemment, l'application de ces règlements qui est de compétence fédérale.