Le ministère de la Santé et des Services sociaux a présenté sa nouvelle
campagne contre le tabagisme vendredi le 14 janvier dernier au Centre du
patrimoine septentrional Prince-de-Galles par une journée glaciale et
devant une maigre représentation des médias. Cette campagne débutera à
l'occasion de la semaine nationale contre le tabagisme du 17 au 23 janvier.
Des publicités à la télévision, dans les journaux et à la radio seront
alors vues et entendues partout aux T.N.-O. Cette campagne encourage les
fumeurs à cesser de fumer, fournit des trucs utiles pour y parvenir et
énonce plusieurs raisons expliquant pourquoi c'est la meilleure chose à
faire tant pour le fumeur que sa famille et son entourage. Le coût total de
la campagne s'élève à 275 000 $.
Les participants au lancement de cette campagne ont fait grand cas des
tendances actuelles quant à l'usage de la cigarette dans le Nord, notamment
chez les adolescents.
« En fait, ce qu'il nous faut trouver, c'est comment rendre ça pas cool de
fumer », a souligné le docteur Ross Wheeler, de l'Association médicale des
T.N.-O.
Le taux de tabagisme aux T.N.-O. est l'un des plus élevés au pays. Les
problèmes de santé liés à l'usage de la cigarette ont d'énormes
répercussions sur le système de santé. Ainsi, alors que les revenus de
taxes perçues lors de la vente de cigarettes s'élèvent à environ neuf
millions de dollars, le ministère de la Santé estime que les coûts liés au
traitement des maladies causées par la cigarette sont de plus de 31
millions de dollars.
Cette campagne vise donc à réduire ce fardeau fiscal en réduisant le nombre
de fumeurs soit en décourageant les jeunes de commencer ou en aidant les
fumeurs à cesser de fumer.
« Cesser de fumer, c'est facile. On arrête à toutes les nuits lorsqu'on va
se coucher. C'est de persévérer qui est difficile », a souligné le Dr
Wheeler.
Les statistiques concernant l'usage de la cigarette dans le Nord et ses
impacts sur la santé dressent un portrait sombre de cette réalité. Il y a
cependant des lueurs d'espoir.
De plus en plus de maisons s'identifient comme « maison de non-fumeurs ».
Même si des fumeurs y résident, ils se rendent à l'extérieur pour fumer.
« On ne voyait pas ça dans les petits villages, il y a quatre ou cinq ans
», a indiqué le Dr Wheeler.
La stratégie du gouvernement ne s'arrêtera pas à cette campagne. Selon la
sous-ministre Penny Ballantine, plusieurs ministères travaillent de concert
afin de s'attaquer au problème. Il y a différents aspects à traiter dont la
valeur de la taxe sur les cigarettes, les règlements sur la vente aux
jeunes et, évidemment, l'application de ces règlements qui est de
compétence fédérale.