Gestion de la faune : Cinq nouveaux surveillants

21 janvier 2010
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Le ministère utilise de nouvelles ressources pour mettre en œuvre les modifications au règlement sur la chasse au caribou.

 

La semaine précédant l’incident qui a outragé la Première nation des Dénés Yellowknives, le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (MERN) a dit vouloir embaucher un surveillant par collectivité incluse ou autour de la zone de restriction. Le directeur de la faune et de l’environnement de la région du Slave Nord, Fred Mandeville, veut placer un agent de surveillance à Whati, à Gameti, à Wekweèti, à Yellowknife et à LutselK’e, afin de mieux appliquer les restrictions de chasse instaurées depuis le début du mois.

Ce sont des effectifs supplémentaires qui viennent s’ajouter aux agents de surveillance positionnés dans les guérites de contrôle situées sur les routes de glace, dont une se trouvant sur la route vers Gameti, à la jonction pour la mine Colomac, et l’autre sur la route de glace Lupin, à la hauteur du lac Ross.

Selon le directeur, ces agents recueillent des renseignements sur les personnes qui utilisent les routes de glace. Ils se renseignent sur l’activité du public, à savoir s’ils chassent, récoltent du bois, se promènent... Ces informations anonymes donnent des renseignements au ministère pour mieux comprendre l’utilisation de ces liens routiers saisonniers. M. Mandeville explique que l’arrêt aux stations de contrôle est volontaire. Il précise que, par exemple, sur la route menant aux collectivités de Whati, de Gameti et de Wekweèti, les gens s’arrêtent souvent juste pour dire bonjour, car l’agent les connaît probablement.

Il n’est pas dans les fonctions de l’agent de perquisitionner un véhicule, ni de saisir de la viande chassée illégalement. Pourtant, il est de son ressort de signaler un contrebandier aux agents de la faune ou d’exprimer ses soupçons sur des individus qui n’auraient pas jugé nécessaire de s’arrêter à son poste de contrôle. La suite est simple, les agents de la faune attendent le véhicule suspect à l’unique sortie de la route de glace, et l’individu est contrôlé dans les règles de l’art.

Le MENR dit également miser sur des déplacements journaliers de ses agents de la faune sur les routes de glace. Que ce soit en motoneige, en avion ou en automobile, ils patrouilleront plus fréquemment dès l’ouverture des routes de glace. Lors d’une saisie, Fred Mandeville affirme que la viande, les armes, et les motoneiges des contrebandiers peuvent être confisquées. Il ajoute qu’une amende n’est pas obligatoirement donnée sur le fait, mais que l’agent de la faune établit une enquête qui déterminera s’il y a lieu ou non de sanctionner monétairement un délit.