Ah! La Bolivie et les Boliviens! Ma soeur est amoureuse d'un Bolivien
depuis plus de 7 ans. Moi, c'est plutôt de la Bolivie dont je suis tombée
amoureuse et ça, en m'y rendant dès la première fois en 1994. Faut dire que
j'aurais pu aussi tomber amoureuse d'un Bolivien si le mariage arrangé par
la famille de mon beau-frère avait porté ses fruitsŠmais ça c'est une autre
histoire!
Bolivie, deuxième pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental avec ses 8
millions d'habitants dont près de 75 % sont autochtones. Après cinq
voyages, ce pays continue de m'enchanter. C'est sûr qu'un pied-à-terre à
La Paz fait mon affaire (capitale du pays, altitude 3,500 mètres) mais j'y
retourne régulièrement et pas juste pour y revoir la branche bolivienne de
la famille. C'est que la Bolivie m'a beaucoup touchée et continue de
m'ensorceler. Plus je découvre de nouvelles facettes de ce beau pays, plus
je veux y retourner. J'y découvre de nouveaux sites enchanteurs à chaque
séjour. On peut facilement se pointer au Pérou et au Chili avoisinants,
mais j'en suis revenue toujours un peu déçue. Beaucoup moins américanisée,
la Bolivie a aussi un rythme de vie beaucoup plus lent et, par surcroît,
beaucoup moins cher, ce qui est très alléchant. La Bolivie c'est beau, bon
et pas cher! Il est facile de s'y gâter un peu et de faire de beaux achats
d'artisanat. Mon beau-frère parle toujours de la chute du produit national
brut qui suit mes départs du pays! En fait, la Bolivie est vite devenue un
autre "chez nous". Ma soeur me faisait remarquer, lors d'une de mes
arrivées, qu'une fois en route vers sa maison je ne prenais même plus la
peine de regarder par la fenêtre de la voiture tant le paysage m'était
devenu familier.
Pour le voyageur expérimenté ou non, la Bolivie offre une multitude de
destinations toutes aussi différentes les unes que les autres : le Lac
Titicaca d'un bleu éblouissant, le berceau de la civilisation inca et le
lac navigable le plus haut au monde (altitude 3,800 mètres); les Andes,
cette superbe chaîne de montagnes aux cimes enneigées; l'Alti-plano (4,000
mètres), ce haut plateau entre deux cordillères où les villageois survivent
malgré un climat défavorable grâce à leur maigre pâturage et nombreux
lamas; les grands marais et sanctuaires d'oiseaux du sud-est; le plat
désert de sel d'Uyuni d'une étendue de plus de 12,000 kilomètres carrés où
la réverbération du soleil vous aveugle; les Yungas, ces vertes vallées
bondées de fruits et de légumes; la forêt tropicale et ses rivières qui
vont se jeter dans l'Amazone; ses nombreux parcs nationaux qui font l'envie
de bien des pays; Potosì, ville historique déclarée patrimoine mondial par
l'UNESCO et dont les mines d'argent et d'étain enrichirent l'Europe à
partir du 16e siècle et j'en passe!
Malgré ce que l'on pourrait croire, ce qui m'a surprise lors de mon premier
séjour, ce sont les similarités avec les T.N.-O. On parle beaucoup
des nombreux défis causés par la distance entre chacun des petits villages,
des difficultés de trouver du matériel scolaire adapté à la réalité
autochtone, des diverses langues qu'on craint de voir disparaître. Ça vous
dit quelque chose? Le plus touchant quant à moi, demeure les beaux petits
visages des enfants boliviens, surtout ceux de l'Altiplano et de la région
du Potosì et de voir comment ils ressemblent aux enfants dénés. Ils ont
souvent de belles joues rosées ce qui est causé par la proximité du soleil
et la forte production de globules rouges en haute altitude afin
d'approvisionner plus d'oxygène dans l'organisme. En régions, leurs
costumes resplendissent de couleurs vives.
Au cours des prochaines semaines je voudrais continuer de vous entretenir
de la Bolivie, si naturellement vous démontrez une certaine indulgence face
à mon léger vice! J'aimerais aussi vous faire part de quelques conseils et
destinations qui pourraient vous éviter bien des pépins lors de votre
prochaine visite.
Hasta la proxima vez!
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