Dans une étude commandée pas l'Association franco-culturelle de Yellowknife
(AFCY), les ministères de la Santé et des Services sociaux, celui des
Ressources, de la Faune et du Développement économique semblent notamment
prêts à collaborer avec les francophones en embauchant, avec leurs fonds et
à temps partiel, un assistant bilingue.
« L'étude met de l'avant l'idée d'un guichet unique afin que la population
francophone puisse obtenir divers services en français sous un même toit »,
affirme la coordonnatrice de l'AFCY, Isabel Gauthier.
« Il s'agirait d'un lieu central où les gens pourraient se procurer leur
permis de conduire, de mariage ou même de l'information sur l'assurance
emploi », poursuit-elle.
L'AFCY a été approchée par le ministère de la Santé et des Services
sociaux, qui pourrait éventuellement payer une infirmière s'exprimant en
français pour venir au centre à temps partiel.
Bien que le projet de construction d'un centre communautaire nécessite
toujours l'obtention de fonds avant de mettre la première brique, le
rapport produit par la firme ExCel Learning Concepts d'Alberta apporte une
lueur d'espoir pour la mise de ce projet d'envergure.
À l'époque, un acompte avait été versé pour acheter le terrain situé à côté
du Bruno's au coin de la 53e Rue et de la 52e Avenue. L'association est
toujours intéressée par ce terrain de juridiction fédérale. Isabel
Gauthier, ainsi que la présidente de l'AFCY, Line Gagnon, ont rencontré le
ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion à ce sujet. Ce
dernier a déclaré qu'il allait suivre le dossier.
Le prix du terrain a déjà été évalué à plus de 200 000 dollars. Selon la
firme ExCel Learning Concept, qui s'appuie sur les plans de la firme de
construction Ferguson, Simek & Clark, le centre pourrait coûter près de 2,6
millions de dollars. Cependant, dans le Nord, il faut s'attendre à des
surprises et la coordonnatrice croit que 3 millions de dollars est une
somme qui se rapproche davantage de la réalité.
« L'un des principaux freins à la réalisation du centre communautaire
concerne le financement de la construction », souligne Isabel Gauthier, en
ajoutant que l'immeuble pourrait s'autofinancer, par la suite, via la
location d'espaces à bureaux aux ministères intéressés.
L'AFCY se mettra sous peu à la recherche d'une personne à temps plein pour
s'occuper uniquement des questions entourant le centre.
Une demande de financement a d'ailleurs été déposée, dans le cadre d'un
projet spécial, au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest via le
ministère du Patrimoine Canadien.
« Nous aimerions sécuriser le terrain d'ici mars 2002 », soutient la
coordonnatrice de l'AFCY.
Pour ceux qui souhaitent obtenir plus d'information à propos du rapport de
la firme, il en sera question lors de l'assemblée générale annuelle de
l'Association le 15 septembre prochain au parc Fred Henne, près de la
descente de bateau dès 11 h.