#immigrationfr : Célébrer la diversité

Isidore Makaya, coordonnateur du Réseau en immigration francophone des TNO (RIFTNO

Isidore Makaya, coordonnateur du Réseau en immigration francophone des TNO (RIFTNO

La Semaine nationale de l’immigration francophone est soulignée chaque année à la fin octobre. Cette année, Yellowknife s’ouvre à la diversité.

 

Célébrer la diversité, et le bilinguisme… C’est le mot d’ordre de la Semaine nationale de l’immigration, qui débute le 29 octobre 2017. Comme l’explique Isidore Makaya, coordonnateur du Réseau en immigration francophone des TNO (RIFTNO), on parle de bilinguisme, car il n’y a pas que l’anglais au Canada, il y a aussi le français. C’est en se basant du point de vue des immigrants, qu’est mené l’effort d’accueil francophone. « Une langue, mille accents! qui est le slogan de cette Semaine nationale de l’immigration francophone, résume bien la réalité. On a le français en partage, mais chacun a son accent, sa voix, son intonation. Ainsi, on peut venir de partout et d’ailleurs, mais nous partageons le français », nuance Isidore Makaya.

Deux événements pour célébrer
Le lancement de la semaine de l’immigration francophone se déroule ce dimanche 29 octobre à la maison Laurent Leroux de 17 h à 19 h. « Ce souper Pot Luck à la maison bleue est un moment de retrouvailles, les gens partagent leur culture autour de quelque chose à manger. Il y a une projection de film dans l’après-midi au musée et après, les gens sont invités à ce partage », de détailler Isidore Makaya.


Pour la suite de la semaine, c’est une série de kiosques qui seront animés par des jeunes de chaque école secondaire de Yellowknife. « Les jeunes représentent la relève, dit-il. Dans les trois écoles, des jeunes ont pris cette semaine à cœur, et vont sensibiliser les autres jeunes à l’importance de la diversité linguistique au Canada. Ils vont demander à leurs pairs de rédiger une belle histoire d’amitié francophone et anglophone. Si c’est une campagne lancée par la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, aux TNO, nous avons décidé de récompenser les meilleurs avec des prix tels que des livres et une liseuse électronique. »

Chiffres à l’appui
Récemment, les résultats du recensement 2016 de Statistique Canada ont montré l’augmentation aux TNO du nombre de locuteurs francophones. Ce qui réjouit M. Makaya.
« On espère que les francos deviennent de plus en plus nombreux et cela partout au Canada. Car partout où l'on peut parler anglais, on peut parler français. »


D’après les chiffres du RIFTNO, 15 immigrants francophones se sont établis aux TNO depuis le début de 2017. « Il y a une vague cette année, c’est beaucoup! », s’exclame Isidore Makaya. Selon lui, deux facteurs peuvent être à la source de ces résultats. « Ce n’est pas toujours facile de lier ce qui amène les gens à venir ici, mais les campagnes de recrutement du CDÉTNO ont beaucoup d’impact. Je remarque aussi l’influence d’une vidéo que nous avons diffusée dans l’infolettre de Destination Canada sur l’expatriation au Canada en avril 2017. »


Le coordonnateur du RIFTNO avance que les immigrants en ont marre de vivre dans les grandes villes. Que les gens sont noyés dans ces grands centres, et qu’ils veulent vivre dans le Canada profond, au Yukon ou aux TNO, ou dans des provinces dont on n’entend pas souvent parler.
« Dans les grands centres, on s'établit dans des cultures déjà bien en place. Ici, on a l’impression qu’il y a de l’espace pour faire des choses, que l’on peut s’enraciner facilement et ne pas avoir besoin d’être un pur laine pour influencer et faire une différence dans le partage avec les autres », clame-t-il.

Proclamation officielle
Le maire de Yellowknife, Mark Heyck, a signé devant le conseil de municipal, une certification officielle, en anglais, proclamant la Semaine de l’immigration francophone à Yellowknife.
« C’est un appui au bilinguisme venant de l’administration municipale », de dire Isidore Makaya, ajoutant que c'est une procédure annuelle.
« C’est la reconnaissance qu’il y a une communauté. Que ça vienne du maire de la capitale donne un fouet à la reconnaissance de l’immigration francophone. Ça stimule nos actions », pense M. Makaya.
 


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