Le Canadien de Montréal : Ce seront les oursons

01 mai 2014
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Ce n’est pas une surprise de voir que Montréal affrontera les Bruins lors de la deuxième ronde des séries. Pour certains analystes de hockey, c’est la présence de Montréal qui étonne, pas celle des Bruins. Et il faudra se faire à l’idée que Montréal et Boston s’affronteront tous les printemps, que ce soit en première ou en deuxième ronde. En effet, la nouvelle formule de classement et de série fait en sorte que les compétitions à l’intérieur des divisions sont privilégiées. Avec toutes les mauvaises transactions des Maple Leafs (Rask et les choix de repêchage pour Kessel), les Bruins seront dominants pour encore plusieurs années. Je crois aussi que Montréal est sur la bonne voie pour être une force dans la division atlantique, ce qui fait en sorte que ces deux clubs devront souvent batailler en série.

Le vieux dicton est approprié : « Ne vendez pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » Disons que les chances de voir Montréal l’emporter contre les Bruins sont plutôt minces.

Boston peut se vanter d’avoir une des meilleures défensives de la ligue. Seule Los Angeles a accordé moins de buts (174) que Boston (177). De plus, la nomination de Zdeno Chara pour le trophée Norris (remis au meilleur défenseur) est méritée, même s’il n’a pas les mêmes performances offensives que d’autres défenseurs. Cette défensive compte également sur deux jeunes étoiles montantes (Dougie Hamilton et Torey Krug), ainsi que Boychuk, Bartkowki et Miller.

Les Bruins ont un meilleur gardien en Tuukka Rask, comme le confirme sa nomination pour l’obtention du trophée Vézina. Mais il n’est pas tant supérieur à Carey Price. Les meilleures statistiques de Rask reflètent surtout la qualité du jeu défensif de son équipe. Malgré tout, il est probable que Rask et son équipe accorderont moins de buts que Montréal et Price.

Du côté de l’offensive, là aussi les Bruins éclipsent Montréal. Boston a compté 261 buts cette année contre 215 seulement pour Montréal. En fait, seules les équipes de Los Angeles et Minnesota participent aux séries en ayant compté moins de buts. Même en tenant compte de l’ajout de Vanek à l’attaque de Montréal, Boston constitue l’attaque la plus redoutable des deux. D’ailleurs, le taux d’efficacité en avantage numérique illustre ce fait. Boston a un pourcentage d’efficacité de 21,7 % alors que Montréal n’a que 17,2 %. Pire encore, le jeu en avantage numérique est en panne pour Montréal depuis quelques semaines. C’est probablement la statistique qui fera le plus mal à Montréal. Dans les années précédentes, alors que le jeu de puissance allait bien, les Bruins devaient faire attention afin de ne pas offrir trop de chance aux Canadiens de compter avec l’avantage d’un joueur. Là, ils auront beau jeu de prendre des punitions de rudesse contre Price et les meilleurs joueurs sachant que le jeu de puissance ne causera aucun dommage.

Le seul avantage de Montréal, c’est son jeu en désavantage numérique. Les deux équipes ont accordé le même nombre de buts en désavantage numérique (43), mais Boston a été moins pénalisé. Le pourcentage d’efficacité est de 85,1 % pour Montréal et 83,6 % pour Boston, ce qui constitue encore une bonne fiche.

La seule chance du Canadien de remporter cette série réside dans la convergence de certains aspects de son jeu. Price devra offrir des performances impeccables qui sèmeront un doute dans la tête des joueurs de Boston. Le jeu de puissance devra revenir à ce qu’il était l’an dernier avec un but pour chaque tranche de cinq avantages. Comme plusieurs francs tireurs, Pacioretty et Vanek comptent en rafale. Ces deux joueurs doivent connaître une séquence faste durant cette ronde. Les quatre trios offensifs doivent continuer de bien produire, car les quatre trios de Boston en feront tout autant.

Boston en six, sinon Canadien en sept.

Rangers – Pittsburgh
Rangers en 7

Chicago – Minnesota
Chicago en 5

Anaheim – LA
Anaheim en 6