Congrès de la FNCSF : Ce que les élèves ont à dire

Marie Wilson accompagnée de drummers Dénés (Gracieuseté : FNCSF)

Marie Wilson accompagnée de drummers Dénés (Gracieuseté : FNCSF)

Des jeunes impliqués, il y en avait au congrès de la FNCSF qui avait pour thème Bâtir son avenir en s'engageant, du 20 au 22 octobre, à Yellowknife.
 

Un message clair et porteur de la part d’un jeune présent au congrès de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) : « Je vous promets, je parle pour nous tous, qu’on est là avec vous. On est derrière vous et on sait que vous êtes derrière nous. Ensemble, je suis sûr que la francophonie durera pour des siècles et des siècles au Canada ». C’est ce qu’a évoqué Pablo Mhanna-Sandoval, élève conseiller, devant des directeurs des commissions scolaires et différents acteurs du milieu scolaire venus de partout au Canada.


Pablo Mhanna-Sandoval assume un rôle de représentation en faisant partie du groupe des élèves conseillers.
Dans le cadre de son mandat, ils rencontrent ses collègues une fois par mois.


« On parle de ce qui se passe dans nos écoles, explique l’élève conseillère, Asli Fuad. Et on rapporte [l’information] aux autres élèves conseillers et conseillères, au regroupement des élèves conseillers francophones de l’Ontario », poursuit-elle.


Pendant le congrès, ils ont eu l’occasion d’assister à une série de conférences, dont une sur l’engagement, à laquelle Lorraine Taillefer, Suzette Montreuil et Marc-André Ouellette ont partagé l’arrière-scène émouvant de leur engagement politique.


Il est crucial d’être aux tables politiques pour représenter la voix des élèves, selon Catherine Despatie, élève conseillère à Ottawa : « On interagit avec les jeunes dans nos écoles tous les jours [...]. [Les conseillers scolaires] font le travail en arrière-scène, mais on voit vraiment les impacts tous les jours. On voit si ça fonctionne, on amène du feedback, on partage nos opinions et nos activités. Je suis ici à Yellowknife pour aussi apprendre [plus] sur les réalités minoritaires francophones dans les autres provinces et territoires du Canada, et pour me rappeler que nous ne sommes pas seuls comme francophones en Ontario, mais [que c’est une réalité ailleurs aussi]. »


Pablo Mhanna-Sandoval croit que beaucoup de choses sont prises pour acquis en Ontario : « Ici aux TNO, il y a encore des revendications par rapport à la gestion des admissions, je crois que c’est ridicule qu’il faille se battre pour quelque chose d’aussi de base, ici. C’est un témoignage de combien de travail il faut faire encore pour préserver [la] langue. »


Selon lui, la jurisprudence devrait s’appliquer uniformément au Canada. Si elle existe en Ontario, elle devrait être applicable aux TNO.


Sa collègue Catherine Despatie ajoute : « on a beaucoup parlé du fait qu’il y a 11 langues officielles aux TNO lors de la conférence de Marie Wilson.


Dans la francophonie, on est privilégié. Au moins, on a du [soutien] au niveau du gouvernement. Il y a du progrès au niveau du [soutien] pour les Autochtones, mais j’ai trouvé ça intéressant [...] parce que c’est une réalité différente [de celle] à laquelle on est confrontés. »


Au congrès, Marie Wilson, qui a été coprésidente de la Commission sur la vérité et la réconciliation, a insisté sur l’importance de l’éducation et de l’inclusion d’une révision de l’histoire canadienne dans les programmes scolaires afin d'assurer un meilleur avenir pour les Autochtones.

Ce que les autres ont à dire
Darrell Samson, député fédéral de la Nouvelle-Écosse, était aussi présent au congrès. Concernant son expérience passée à titre de directeur général au conseil scolaire francophone de sa province, il raconte : « il a fallu avoir, à plusieurs reprises, des discussions avec le ministère [de l’Éducation] et Patrimoine Canada pour faire avancer nos dossiers. Ce sont toujours des défis et la chose essentielle [pour recevoir leur appui], c’est de faire des arguments solides pour qu’ils comprennent la situation sur le terrain. »


Maintenant élu, c'est lui qui reçoit la visite de personnes qui recherchent un soutien dans les situations difficiles. « Ici à Yellowknife [...] la demande à Patrimoine Canada et au ministère [de l’Éducation] pour l’agrandissement est essentielle et nécessaire. On a besoin de trouver des solutions rapidement [...]. Ça m’a permis de bien comprendre la situation et je pourrai avoir des discussions à Ottawa [à cet égard]. »


Samson a fait la rencontre du ministre de l’Éducation des TNO, Alfred Moses, et commente à cet effet qu’il est primordial d’entretenir de bonnes relations. « Je suis convaincu que si on peut articuler nos besoins, on peut s’entendre [et] travailler avec le gouvernement fédéral pour appuyer et trouver des solutions. Mais c’est ensemble [qu’on va le faire]. L’ouverture d’esprit est là, c’est juste une question de mettre [en œuvre] un plan d’action pour les jeunes ».

Avec des propos recueillis par M. Jaillet


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