Le président du comité radio, Michel Lefebvre, espère pouvoir acheter une
console mobile pour aller couvrir les évènements en direct, comme le salon
du livre de l'École Allain St-Cyr ou le Caribou Carnaval. « Nous pourrions
aller en ondes plus rapidement avec la radio mobile, en attendant d'avoir
les fonds pour les immobilisations permanentes de la radio CIVR », affirme
Michel Lefebvre.
La licence du CRTC autorise CIVR à diffuser avec un transmetteur d'une
puissance de 100 watts, qui détermine la force du signal. Pour rejoindre
les habitants de Yellowknife, une puissance de 100 watts est suffisante.
Par contre, une radio mobile n'a le droit de diffuser qu'avec un
transmetteur d'une puissance de 5 watts, soit en émettant un faible signal
qui ne sera capté que dans certains endroits situés près de la source
émettrice [radio mobile].
Michel Lefebvre souhaite demander la permission de diffuser, à partir de la
radio mobile, avec une puissance de 100 watts. Il a déposé sa demande à
Industrie Canada qui doit déterminer si la fréquence de la radio CIVR, soit
103,5, pourrait être disponible dès janvier, sans risque d'interférence
avec d'autres stations. Le CRTC n'y voit pas d'inconvénient puisque CIVR
possède déjà sa licence.
« Ça va être intéressant si cela se réalise. C'est plaisant d'avoir un
studio permanent mais on va également pouvoir transporter les auditeurs
dans le bruit, parmi la foule, avec la radio mobile », soutient Michel
Lefebvre, en donnant l'exemple d'une radio communautaire qui diffusait un
match de La fureur [auquel la communauté participait], en direct d'une
radio mobile.
Pour le moment, seul un manque de fonds retarde l'établissement d'une radio
francophone permanente. La nouvelle coordonnatrice, qui entre en fonction
le 4 décembre prochain, aura pour mandat de rédiger une demande de
subvention auprès du Patrimoine canadien, qui s'est engagé à défrayer 50 %
des coûts reliés à l'achat d'immobilisations. L'autre 50 % doit provenir de
la communauté et de toute autre source. À cet effet, Michel Lefebvre a
d'ailleurs envoyé une demande de subvention au GTNO pour qu'il accepte de
fournir 25 % des fonds pour l'achat d'immobilisations. Le GTNO semble
intéressé par le projet radio. Le coût d'implantation de CIVR est estimé à
plus de 120 000 dollars.
En plus du financement des gouvernements fédéral et territorial, les
bénévoles organisent leurs propres activités de financement et mettent la
main à la pâte. Ils s'apprêtent à cuisiner quelque 400 tourtières pour
amasser des fonds. Le comité radio possède également de petites réserves,
avec lesquelles il compte acheter la console mobile s'il obtient la
permission désirée.
Michel Lefebvre souhaite que la radio mobile serve à mettre en ondes des
émissions à partir de petites communautés. Il souligne l'exemple de la
Saskatchewan, qui compte avoir une douzaine de radios communautaires
réparties dans ses communautés francophones.