Journée carrière à Allain St-Cyr : Bientôt une coopérative de travail pour les jeunes?

30 octobre 2014
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Très peu de femmes (12,8 % ) aux TNO exercent le métier d'enquêteur pour la GRC. C'est pourtant le cas de Nadine Vaillancourt, qui a bénéficié de l'écoute attentive des jeunes d'Allain St-Cyr. (Denis Lord)

Très peu de femmes (12,8 % ) aux TNO exercent le métier d'enquêteur pour la GRC. C'est pourtant le cas de Nadine Vaillancourt, qui a bénéficié de l'écoute attentive des jeunes d'Allain St-Cyr. (Denis Lord)

Le CDÉTNO apporte des outils pour le futur
 

Dans le cadre de la Semaine des petites et moyennes entreprises, la Journée carrière organisée à l'école Allain St-Cyr a offert une vision substantielle des avenues s'offrant aux élèves dans le marché du travail. Cette programmation était le fruit d'une concertation entre l'école et le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO).
Le coordonnateur de Jeunesse TNO, Nuka de Jocas McCrae, a sondé le 24 octobre l'intérêt des élèves de la 7e à la 12e année dans un projet de coopérative de travail. Grâce à cette coopérative, dont la vitrine pourrait être un site Internet, des citoyens de Yellowknife — et éventuellement des Territoires du Nord-Ouest — pourraient embaucher des jeunes pour de la rénovation, de l'aide aux devoirs, du gardiennage, etc. « La moitié des jeunes qui ont assisté à la présentation se sont montrés intéressés, témoigne Nuka de Jocas McCrae, qui a même déjà reçu des lettres d'offres de services. »
Il faudra toutefois régler bien des choses avant la mise en place d'une telle coopérative. Il faut avant tout trouver du financement pour opérer un site Internet et se procurer des assurances, mettre au point un cadre juridique pour l'organisme et des mesures de sécurité pour les jeunes. Un dossier à suivre.

Que faire?
Lors de la Journée carrière, les élèves ont aussi eu l'occasion de rencontrer des travailleurs d'horizons divers. Rare femme dans un monde d'hommes, Nadine Vaillancourt est venue parler de son emploi d'enquêteur pour la GRC. Selon ses dires, elles ne sont que 21,4 % à exercer ce métier au Canada, la moyenne descendant à 12,8 % aux TNO. Après avoir énoncé quelles sont ses tâches, Nadine a exposé les contraintes de son emploi, comme le danger, l'exposition à la souffrance, les horaires variables et les déménagements fréquents.

Alison McCreesh a quant à elle décrit le cheminement qui l'a menée à devenir une créatrice en arts visuels et les différents créneaux qu'elle exploite, comme la bande dessinée et l'illustration. « On peut être très bon à l'école et devenir un artiste, a-t-elle souligné. Et par-delà le mythe de l'artiste comme on voit dans les films, qui vit dans un loft à New York et travaille dans un café pour gagner sa vie, l'art peut mener à toutes sortes de carrières, où on peut faire même du 9 h à 5 h, si c'est ce qu'on veut! » Les présentations se sont terminées par celles de l'ingénieur minier Richard LeBreton et de la femme d'affaires Alison Kinkaid.
L'Aquilon a interrogé trois élèves assistant aux présentations sur leur choix de carrière. Ils avaient déjà leur idée sur leur futur. Liam Radford, 12e année, veut enseigner les sciences ou les mathématiques. « J'ai toujours eu de bonnes notes dans ces matières, dit-il, et quand le professeur s'absente, j'aide les autres élèves. J'aime l'aspect social de ce travail, savoir transmettre la passion, aider une personne à corriger ses points faibles. » Il espère entrer à l'Université d'Ottawa l'an prochain.
Tanisha McMullen, 8e année, compte quant à elle fabriquer des médicaments. « Je veux aider, explique-t-elle. Avant, je voulais devenir docteur, mais je n'aime pas le sang. » Amine Belaidi, 10e année, sait depuis trois ans déjà ce qu'il fera : devenir développeur Web.

Ici et ailleurs
La Journée carrière a également donné lieu à des ateliers sur les premiers emplois, les finances personnelles, et sur la mobilité internationale. Dans ce dernier atelier, élabore l'agente de développement économique Marie-Ève Duperré, les jeunes de 15 ans et plus ont eu l’occasion de connaître la notion de mobilité internationale et différents programmes de stages internationaux, de savoir comment s'y préparer et comment faire valoir cette expérience de retour au pays.
La directrice de l'école Allain St-Cyr, Geneviève Charron, a commenté la Journée carrière : « Il faut que les jeunes connaissaient les opportunités qui leur sont offertes. À 15 ans, j'aurais aimé ça savoir ce qui est possible comme carrière. Nous avons offert aux jeunes des sujets pertinents et variés. »