Planification : Besoin de cohésion et de rétroaction

17 décembre 2015
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La communauté franco-ténoise s’équipe d’un nouveau plan de développement global pour les six prochaines années.

 
Pour la seconde fois d’affilée, la communauté francophone des TNO met en place un plan de développement global (PDG) pour faire face aux défis identifiés par la population franco-ténoise. L’invitation a été lancée et plusieurs acteurs des organismes francophones ont été consultés sur ce qui devrait être créé, changé, amélioré d’ici 2022.
Si le premier PDG 2010-2015 avait été le fruit d’une consultation publique durant deux forums communautaires au mois d’août 2009, ce second exercice a pris la forme d’une consultation par petits groupes. Lors de différentes séances, des francophones ont discuté des enjeux, des chantiers et des résultats de leur communauté avec le consultant d’un organisme spécialisé dans le conseil, le leadership et l’évaluation : le CLÉ. Ce concept pourrait amener des idées plus terre à terre et plus diversifiées que celles amenées dans le cadre d’un plus grand auditoire. Cette option peut aussi faire ressortir des enjeux spécifiques à des individus qui n’ont pas forcément la chance de s’exprimer. Les consultations de Yellowknife ont été suivies par des consultations téléphoniques avec des individus des autres communautés franco-ténoises. Un questionnaire en ligne est également disponible sur le site de la Fédération pour obtenir plus de commentaires avant la fin 2015. Le directeur général de la Fédération franco-ténoise est d’ailleurs sans appel : « Ce n’est pas le plan de la FFT! » Jean de Dieu Tuyishime affirme que c’est le rôle de la FFT de porter le dossier pour donner un tel outil à la communauté, mais rappelle que les enjeux soulignés sont ceux exprimés par les organismes et les individus de la francophonie ténoise. Il revient également à tout un chacun de mettre en œuvre un plan de développement global. Pierre Bourbeau, le consultant qui avait déjà travaillé sur le plan précédant, avance que c’est aux acteurs des organismes de dynamiser le plan : « Il faut s’assurer que c’est un outil dynamique, il faut le faire vivre. C’est finalement ce qu’on demande à une communauté : de travailler en cohésion, d’aborder leurs défis en leur faisant front commun. » Il ajoute que c’est la collaboration qui est l’essence d’un PDG et non sa structure.
 

 Des compteurs de personnes pour tous
« Nous manquons de données probantes, nous n’avons pas d’indicateur de rendement », de répondre Pierre Bourbeau à la question de savoir pourquoi il n’y a pas de rétroaction tangible du dernier plan 2010-2015. « C’est un peu la réalité de tous les organismes. Il est difficile de consacrer des ressources à l’évaluation alors que le maintien des services est la priorité. Pourtant, certains réflexes de travail peuvent faire la différence. Il faut développer des outils pour récolter des données et les rentrer dans un tableau. » Le consultant énumère quelques réflexes rapides : des compteurs de personnes pour tous les événements, des feuilles de présence ou des urnes d’appréciation avec des jetons de différentes couleurs. Ces données sont certes quantitatives, selon Bourbeau, mais sont peu onéreuses à obtenir et constituent un premier pas vers une évaluation systématique des objectifs que s’est fixée la communauté.
Le plan 2016-2022 sera entériné au cours de l’année 2016, et l’année 2021 sera consacrée à la transition et à évaluation.