Politique territoriale : Beaucoup de travail pour la dévolution

10 novembre 2010
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Les chefs autochtones ne bloquent pas le processus de dévolution.


Le jeudi 4 novembre dernier, les représentants des sept groupes autochtones des TNO ont rencontré, à Edmonton, le premier ministre ténois afin d’éclaircir leurs positions face à l’ébauche d’entente de principe proposée par les gouvernements territorial et fédéral, qu’ils devaient signer avant la fin du mois d’octobre. Durant les semaines précédant cette rencontre, plusieurs groupes autochtones avaient dénigré la façon de faire des gouvernements et relataient que le processus de consultation ne correspondait pas à leurs attentes. Mais à la suite de cette rencontre extraterritoriale (les chefs dénés étaient préalablement tous réunis dans la capitale albertaine), un communiqué de presse provenant du cabinet territorial annonçait que les autochtones et le gouvernement ténois s’étaient entendus à poursuivre leur travail vers la dévolution. « Nous nous sommes entendus pour travailler sur un processus qui nous permettra d’avancer avec l’ébauche d’entente de principe », de déclarer Floyd Roland. Le premier ministre a également affirmé que leurs discussions avaient été saines.

Selon le bureau de communication du gouvernement ténois, le GTNO examine encore cette ébauche et pense pouvoir décider de l’approuver avant la fin de l’année 2010. Aucun autre échéancier n’a été avancé, du fait que les discussions avec les groupes autochtones reprendront au cours du mois de novembre. Le point important de ces discussions sera, selon le gouvernement, comment formaliser la participation des groupes autochtones au sein des négociations entourant l’entente de principe entre le gouvernement fédéral et le gouvernement territorial.

Avant que le premier ministre puisse signer l’entente de principe au nom du gouvernement ténois, il devait consulter les groupes autochtones ainsi que les membres de l’Assemblée législative. Ces étapes passées, son Cabinet et lui prendront la décision de ratifier ou non l’entente de principe. L’intérêt de ce gouvernement pour le transfert des responsabilités est facilement mesurable. Par exemple, au tout début du mois de novembre, Michael Miltenberger, en tant que ministre des l’Environnement et des Ressources naturelles, avait déclaré sur le parterre de l’Assemblée législative que « jusqu’à ce que les résidents du Nord aient ce contrôle [la gestion et l’administration des ressources], ils ne seront pas en mesure de régir le rythme du développement du territoire. L’entente sur la dévolution donnera aux Ténois l’aptitude de s’assurer que le développement se fait en toute concordance avec les principes de protection environnementale et de durabilité qui nous sont si chers ».