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Graffitis sur la murale : Barbouillée et brûlée par des vandales

Favori Impression :: Barbouillée et brûlée par des vandales Édith Vachon-RaymondÉdith Vachon-Raymond
Paru le 30 septembre 2010
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Catherine Boulanger constate les dégâts laissés sur la murale par des vandales, au courant des derniers jours. (Photo: Édith V-R)
Catherine Boulanger constate les dégâts laissés sur la murale par des vandales, au courant des derniers jours. (Photo: Édith V-R)

La murale des jeunes, un projet de l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR), a été souillée par des actes de vandalisme au cours de la dernière semaine.

Mercredi matin, l’agente de développement de l’Association franco-culturelle, Catherine Boulanger, a fait une bien triste découverte : la murale peinte par plusieurs jeunes membres de l’AFCHR a été gribouillée et brûlée par des vandales. Près d’une dizaine de graffitis ont été griffonnés sur la murale, en plus de nombreuses traces de brûlure. « On dirait des brûlures causées par une torche », émet Catherine Boulanger, sidérée. Pour sa fille, Chantay Boulanger-Rowe, une des artistes ayant participé à l’œuvre collective, il s’agit d’un acte impardonnable. « C’est dégoûtant! », soutient-elle. « Je suis déçue du manque de respect et de responsabilité des gens qui ont fait ça », affirme-t-elle, la voix ferme et le regard sombre. Elle tient à rappeler que les conséquences de cet acte auraient pu être plus grandes : « C’est brûler du bois d’une bâtisse avec une torche! ».

« Je n’aurais jamais imaginé que ça puisse être brûlé », s’exclame l’agente de développement, qui avait pris les mesures de prévention nécessaires pour éviter que des graffitis ne viennent ruiner le travail acharné des jeunes sur la murale, réalisée au cours des trois dernières années. « Les jeunes ont tellement fait un beau travail! », déplore Catherine Boulanger, qui a appliqué un produit pour protéger la peinture de la murale, il y a deux ans.

Si les graffitis sont facilement répréhensibles, mais effaçables, les brûlures sont, quant à elles, irréparables. En effet, Mme Boulanger soulève que même si, grâce au produit appliqué sur la murale, elle pouvait faire disparaître les gribouillis, il serait quasiment impossible de remettre les dessins actuels de la murale dans leur état original, en raison des brûlures. « Il faudrait retrouver la couleur exacte de la peinture utilisée », explique-t-elle, avant d’ajouter qu’il faudrait aussi trouver les ressources humaines et monétaires, en plus d’un travail fort minutieux, pour remettre le tout dans son état initial. « Est-ce que ça vaut vraiment les efforts? », se questionne-t-elle, découragée. « Ils vont sûrement revenir de toute façon », dit-elle au sujet des vandales.

La ruelle dans laquelle se trouve la murale est située au centre-ville de Hay River, tout juste entre le magasin Field et l’édifice abritant les bureaux de l’AFCHR et de L’Aquilon. Cette petite rue est la plupart du temps le théâtre d’actes de vandalisme et de rébellion. Bouteilles d’alcool éclatées et autres items détruits jonchent le sol de façon quasi permanente, malgré les efforts que la ville déploie pour nettoyer l’endroit presque tous les jours. « Ça a duré au moins deux ans », se console Catherine Boulanger, qui rappelle qu’il avait fallu une année avant de voir un quelconque acte de vandalisme sur la murale, débutée à l’été 2008.

Même si elle a envie de baisser les bras, Catherine Boulanger tente de demeurer positive et elle invite la communauté à lui soumettre des idées sur ce qui pourrait être fait avec la murale endommagée. « Démissionner serait donner du pouvoir à ces actes de vandalisme », lance-t-elle en terminant. 

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