Éducation : Avant, pendant et après l’école

13 janvier 2011
0 Commentaire(s)
Les élèves s’amusent et se développent dans la cour de leur école. (Photo : Maxence Jaillet)

Les élèves s’amusent et se développent dans la cour de leur école. (Photo : Maxence Jaillet)

Allez glisser dehors! Le nouveau mot d’ordre de l’école d’immersion française de Yellowknife.


Avec l’aide d’un financement du ministère des Affaires municipales et communautaires, l’école J. H. Sissons a, en 2009, réaménagé une partie de sa cour afin qu’elle se transforme, durant l’hiver, en un corridor sécuritaire pour glisser en tapis-luge. Cette année, c’est une patinoire qui a été montée avec l’aide de quelques commandites. Supervisés, les élèves de la maternelle à la 5e année en profitent durant les récréations, les cours d’éducation physique et les activités après école.

Glisser, un jeu ou une activité physique?

« Ce qui est le fun avec la glissade, et on ne s’en rend pas compte à moins que tu sois éducateur physique, c’est que les élèves ont besoin d’avoir le sentiment de glisser sur quelque chose, ils ont besoin d’avoir la tête qui tourne. Quand ils pivotent en descendant et qu’ils font des cercles, il faut qu’ils se retrouvent dans l’espace. Cette activité est idéale pour l’orientation spatiale. C’est une étape du développement très importante pour des enfants de leur âge de pouvoir se retrouver dans l’espace. On travaille également les règles de sécurité alors qu’ils doivent remonter sur les côtés et faire attention aux amis autour d’eux. Ils travaillent en équipe, trois, deux sur le même tapis et s’il y a beaucoup de neige, certains commencent à vouloir se mettre debout et faire de la planche à neige », explique Stéphane Sévigny, l’enseignant d’éducation physique à J. H. Sissons.

Ce professeur ajoute que les jeunes se sentent en sécurité, et qu’ils ne vont plus dans les roches, il mentionne que les parents utilisent le corridor pour venir glisser les fins de semaine ou jouer avec leurs enfants après l’école. « C’est ce que l’on veut promouvoir, que les parents s’impliquent un peu et qu’à la fin de la journée, au lieu de tourner en rond à la maison, ces jeunes puissent se défouler encore et que la famille ait du plaisir ensemble. Que les parents puissent devenir un modèle pour leurs jeunes devant d’autres jeunes et finalement créer la notion de communauté. L’idée, avec nos activités après école, c’est de laisser aller les jeunes sans nécessairement être structurés au niveau des règlements. »  M. Sévigny détaille que certains sports se doivent d’êtres structurés, mais qu’il faut laisser la chance aux jeunes de créer leurs propres jeux, de s’entendre et de communiquer. « Arrêter de leur donner tout, tout cuit dans le bec », image-t-il.

Dès ce mois de janvier, l’école Sissons accueillera des intervenants qui présenteront des ateliers de Zumba et de tai-chi, des cours de leadership, alors que des parents pourront superviser les activités à la patinoire ou la glissade. Dans le gymnase des circuits de gymnastique, des tables de sport stacking et des postes de Wii seront proposés. Les enfants devront faire des choix sur l’activité après école qu’ils veulent suivre et Stéphane Sévigny espère développer ainsi ces élèves à s’intéresser à autre chose qu’aux sports traditionnels.