Conseil de l’Arctique : Aux territoires pour façonner une vision internationale

08 novembre 2012
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Leona Aglukkaq devant des représentants de Yellowknife. (Photo : Maxence Jaillet)

Leona Aglukkaq devant des représentants de Yellowknife. (Photo : Maxence Jaillet)

Leona Aglukkaq termine sa tournée territoriale en vue de la présidence canadienne du Conseil de l’Arctique.

Le samedi 3 novembre à Yellowknife, la ministre de la Santé, ministre de l’Agence canadienne de développement économique du Nord et ministre du Conseil de l’Arctique, Leona Aglukkaq, a terminé sa série de tables rondes tenues dans les trois territoires afin d’établir les priorités du Canada durant sa présidence du Conseil de l’Arctique. Durant cette réunion avec des organisations non gouvernementales, la ville de Yellowknife, des individus du secteur privé et des représentants des peuples autochtones, la ministre a finalement pris le pouls des intérêts territoriaux et des meilleures pratiques qui pourraient être mises de l’avant à cette tribune intergouvernementale. C’est au mois de mai 2013 que le Canada commencera son mandat de deux ans en tant que président du Conseil de l’Arctique, et Leona Aglukkaq se dit très fière de pouvoir représenter le Canada et ses origines inuites.
En conférence de presse, la députée du Nunavut a affirmé vouloir profiter de son mandat pour pousser le développement pour les résidents du Nord. Prenant l’exemple de groupes qui prônent la mise en place de moratoires sur les pêcheries commerciales de l’océan Arctique, elle a mentionné qu’elle allait toujours questionner l’impact de telles mesures sur la population locale. « Nous voulons placer les résidents en priorité. Lorsque des groupes comme cela annoncent qu’ils veulent la mise en place de moratoires, la première question est : quels en seront les impacts sur la population? », a avisé la ministre, qui a également fait allusion à la problématique de la chasse aux phoques et aux ours polaires pour mettre en valeur les pratiques de survivance perpétrées par les peuples indigènes de l’Arctique.


Autour de la table
Dawn Tremblay, de Yellowknife, raconte qu’elle était la plus jeune personne à la table ronde organisée par future présidente du Conseil de l’Artique. Elle en a profité pour souligner l’importance d’offrir les meilleurs débouchés à la jeunesse des territoires. Mlle Tremblay, qui est coordonnatrice de projets pour l’organisme Ecology North basé dans la capitale ténoise, a mis l’accent sur les changements climatiques et les collectivités durables qui sont, selon elle, des dossiers qui changeront assurément l’Arctique canadien et le monde circumpolaire au cours des prochaines années. Pour illustrer les meilleures pratiques ténoises, Dawn Tremblay a rappelé les succès des deux sommets des jeunes leaders sur les changements climatiques septentrionaux qui ont eu lieu en 2009 et 2011. Concernant le spectre d’opinions révélés au sein du groupe ténois consulté par la ministre Aglukkaq, Mlle Tremblay reconnait qu’il y avait différents points de vue exprimés. « Il y avait plusieurs visions. Il y en avait une un peu plus axée sur le développement des ressources non renouvelables, une autre se penchait sur le tourisme en considérant qu’il pouvait donner de l’emploi sans entraîner de répercussions sur l’environnement. C’était une bonne occasion d’être autour d’une même table ». La représentante de cet organisme soucieux de l’environnement a bon espoir que le leadership du Canada au Conseil de l’Arctique puisse être bénéfique pour porter l’intérêt sur l’impact de l’environnement sur la population et pas seulement sur la recherche et la sécurité.
Les huit États de l’Arctique sont le Canada, le Danemark, les États-Unis, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie et la Suède.