Départ de Virginie Bouchard : Au revoir

27 septembre 2012
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Virginie Bouchard

Virginie Bouchard

Il y a un an de cela je quittais le Québec pour l’aventure nordique. Je tire maintenant ma révérence pour d’autres aventures, le cœur et la tête remplis de souvenirs.

Partir vers l’inconnu, voilà un défi que très peu de personnes sont capables de relever. Est-ce que je savais à quoi m’attendre quand je suis débarquée aux Territoires du Nord-Ouest? Pas vraiment, comme tous ceux avant et tous ceux qui viendront. Une soif d’aventures m’y poussait cependant. Comment dire non au froid, aux paysages à couper le souffle et aux gens si accueillants? Je me souviens encore de mes premières impressions. Je répétais que malgré les -40 degrés au mercure, dans le cœur des habitants du Nord, il faisait plus 40. Je le crois encore. Une vie de communauté, de village comme disent certains, pour une citadine, un peu snob comme moi, jamais j’aurais pensé m’y plaire. Et pourtant, je quitte avec tristesse Hay River. Une petite ville remplie de gens sympathiques et colorés. Anglophones comme francophones, on se salue même lorsqu’on ne se reconnaît pas, emmitouflés jusqu’aux yeux.

Que dire de la communauté francophone vivante et active? Je lui souhaite de l’être encore longtemps. Les gens vont et viennent, certes, ne se ressemblent pas, bien sûr, mais veulent toujours faire leur part. J’ai découvert une grande famille à l’école Boréale également, toujours prête à m’accueillir pour une photo ou une entrevue. Des gens souriants et surtout dévoués pour la francisation de ses élèves. Merci à tous les enseignants et au personnel qui ont bien voulu prendre de leur précieux temps pour répondre à mes sempiternelles questions et être la vedette de L’Aquilon.

J’ai vécu le Nord durant ses quatre saisons et j’ai vécu trop de beaux moments pour tous les décrire. Les aurores boréales époustouflantes vont me manquer, le cri des chiens, tôt le matin, dans le froid craquant et la noirceur. Les avions de Buffalo Airways qui sont pour nous plus qu’une téléréalité, mais un vrai moyen de transport. Les moustiques, les feux de plage, les bisons et les incendies de forêt vont rester imprégnés dans ma mémoire. Je vais m’ennuyer de cette odeur de bois de grève qui brûle sous un coucher de soleil qui s’étire.

Je pars cependant avec le sentiment d’avoir accompli ce pourquoi j’étais venue : voir comment les gens vivent dans le Nord. Fait! Et je ne compte pas tout ce qui a entouré cette belle aventure. Je m’apprête également à en vivre une autre l’an prochain, en Europe.

Je salue tous mes amis et remercie toutes ces personnes auxquelles j’ai posé des questions dans un anglais parfois hésitant, mais qui ont quand même pris le temps de me répondre. Hay River tu m’as donné beaucoup cette année. Je te dis merci et à bientôt!