Littérature : Au coeur des collections

« J’aime le travail avec le public, dit Louis-Nicolas Dolbec, mais j’aime aussi le travail de bureau. Je suis un passionné de livres. J’adore chercher des titres, collaborer à des projets spéciaux. »

« J’aime le travail avec le public, dit Louis-Nicolas Dolbec, mais j’aime aussi le travail de bureau. Je suis un passionné de livres. J’adore chercher des titres, collaborer à des projets spéciaux. »

 Gestionnaire du service à la clientèle et créateur de collection, Louis-Nicolas Dolbec est un homme bicéphale au cœur du réseau des bibliothèques des Territoires.
C’est à Hay River que sont basés les quartiers généraux du réseau des bibliothèques et c’est là qu’œuvre Louis-Nicolas Dolbec, qui possède une maîtrise en bibliothéconomie et en sciences de l’information de l’Université de Montréal, une qualification peu commune aux Territoires, qui lui a permis de remplacer la bibliothécaire en chef durant deux mois.
Louis-Nicolas consacre la majeure partie de son temps au développement des collections, mais il travaille également au service à la clientèle de la bibliothèque du Centenaire de Hay River. « J’aime le travail avec le public, dit-il, mais j’aime aussi le travail de bureau. Je suis un passionné de livres. J’adore chercher des titres, collaborer à des projets spéciaux. »
Louis-Nicolas Dolbec a participé à la mise en place dans le réseau du logiciel Userful, qui était utilisé à Yellowknife. Il s’agit d’un système de gestion des ordinateurs publics, qui permet aux usagers de faire leurs recherches de manière autonome... et aux bibliothécaires de se consacrer à d’autres tâches.

Offre locale
et collections
Le réseau des bibliothèques des Territoires du Nord-Ouest — dont fait partie Yellowknife, mais avec un statut autonome —, se prépare à s’enrichir considérablement, explique le bibliothécaire territorial Brian Dawson. Les 21 bibliothèques du réseau recevront bientôt 1200 titres dans les neuf langues autochtones des Territoires. « Cela comprendra des livres audios si on en trouve », précise M. Dawson. Un don de la fraternité universitaire Pi Beta Phi, par le biais de son programme Arrow in the Arctic, a permis l’achat de 100 titres francophones, qui restent à intégrer au système.
Les bibliothèques de Hay River et d’Inuvik augmenteront bientôt leurs collections de livres pour enfant, documentaires et autres. Évidemment, tous ces titres seront disponibles partout dans le réseau.
Si on parle surtout de livres pour enfants, c’est qu’à Hay River et Inuvik, mais aussi à Fort Smith, les enfants sont plus nombreux que les adultes à fréquenter la bibliothèque, et que l’accent est mis sur eux.

Sur les rayons
à Hay River
Le moteur de recherche des bibliothèques, dont on sait qu’il est inexact, indique 576 titres en français à la bibliothèque municipale de Hay River, un chiffre qui exclut, entre autres, les romans graphiques. Ce sont surtout des livres pour enfants.
« Nous essayons d’acheter des titres complémentaires à la belle collection de la bibliothèque de l’école Boréale, explique M. Dolbec, mais on achète parfois les mêmes, pour les rendre disponibles pour les [autres] élèves. »
On retrouve des titres intéressants dans la collection de romans pour adultes, du Jean-Paul Sartre, du François Barcelo, mais elle est un peu datée, convient Louis-Nicolas Dolbec.
« On souhaite mettre ça à jour, » observe-t-il. Avant d’acheter un livre suggéré par un lecteur, les employés vérifient s’il est disponible dans une autre succursale du réseau ou dans une autre bibliothèque canadienne.

Suggestions de lecture
Anaïs Barbeau-Lavalette : La femme qui fuit (Marchand de feuilles). « Basé sur des faits réels, mais romancés, un récit de la petite-fille du signataire du Refus global, Marius Barbeau et de Suzanne Meloche [poétesse, nldr], qui a abandonné sa famille et est partie en exil. Plus de 60 000 exemplaires vendus au Québec. Un succès populaire et critique. »
Sophie Bienvenu : Autour d’elle (Cheval d’août). En 1996, une adolescente de seize ans accouche d’un garçon dans l’anonymat d’un hôpital de Montréal. Par l’auteur de Et au pire, on se mariera, adapté au cinéma par Léa Pool. « La bibliothèque du Centenaire, affirme Louis-Nicolas Dolbec, est le seul endroit aux TNO où on peut se procurer ces livres. »


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