Francs travailleurs : Au cœur de l’animation économique

12 mars 2009
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Stéphanie Fisher, francophone du Manitoba, est directrice adjointe de la Chambre de Commerce de Hay River. Un métier qui requiert une grande flexibilité et le goût des relations humaines.

Dans son rôle de directrice adjointe de la Chambre de Commerce de Hay River, Stéphanie Fisher doit faire preuve d’une forte polyvalence. Tour à tour, elle gère les dossiers administratifs, la comptabilité, le marketing et les opérations de promotion, la communication interne avec les membres, les relations publiques, les réunions avec les différents comités au sein de l’organisme et le développement des projets.

Avec une formation universitaire en administration des affaires à l’université de Winnipeg, au Manitoba, cette jeune femme est arrivée à son emploi il y a trois ans, après avoir travaillé pour une courte période en hôtellerie à Hay River. Elle reconnaît que, du fait de vivre dans une petite collectivité du Nord, elle a pu obtenir un poste qu’elle n’aurait certainement pas eu dans une grande ville. Elle en tire aujourd’hui une expérience professionnelle qu’elle a su maintenir active depuis son entrée en fonction.

« J’ai commencé à travailler à temps partiel, et c’est parce que j’ai pu faire preuve d’écoute et d’autonomie que l’on m’a proposé de passer à du temps plein, dit-elle. J’ai su prendre des initiatives et développer des idées, soit que j’avais, soit qui émanaient des membres, et j’ai su les mettre en pratique. »

Flexible dans son temps comme dans ses tâches, Mme Fisher a une hiérarchie très souple. Si la présidente de l’organisme économique représente sa supérieure directe, elle compose également avec des demandes émanant des comités de travail qui se penchent plus particulièrement sur le développement de projets. Aujourd’hui 21 projets sont étudiés par ces comités, cela signifie que Mme Fisher doit être capable de collaborer successivement avec 21 comités.

« Tous les sujets sont intéressants, car ils sont tous différents, explique-t-elle. J’aime particulièrement ce qui relève du marketing et du développement de projets. Je suis plutôt extravertie et j’aime être au contact du terrain et des gens. Car dans ce métier, on touche une grande variété d’interlocuteurs, il ne faut pas craindre de parler avec des personnes de milieux diversifiés, tant politiques qu’économiques. »

Mme Fisher joue un rôle central d’animatrice de la vie économique de la ville. Par sa place au cœur de la Chambre de Commerce, elle relaie l’information tant au niveau externe qu’en interne. La communication avec les membres affiliés n’existait pas lorsqu’elle est arrivée. Elle a donc mis en place un outil de communication interne sous forme de lettre d’information mensuelle dans laquelle les rubriques mettent l’accent sur la lecture rapide et facile ainsi que sur les événements positifs qui se produisent. « Ce n’est pas parce que nous traversons une crise qu’il faut se montrer négatif, dit-elle. Au contraire, depuis que nous sommes en récession, nos membres se sont encore plus rapprochés les uns des autres et ils ont besoin d’informations pratiques et positives. » Le contenu de ce bulletin mensuel attire l’attention sur des « bonnes nouvelles », sur des activités passées ou à venir et chaque mois une entreprise partage ses trucs et astuces dans son domaine d’expertise.

Seule employée bilingue de l’organisme, Mme Fisher est souvent appelée pour faire le lien entre des touristes francophones et des services hôteliers qui ne fonctionnent qu’en anglais. Le tourisme est l’un des domaines où Mme Fisher espère bien relever la qualité des services offerts.