Si les comtés m'étaient contés! : Assemblée législative

19 mars 1999
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La décision de la Cour suprême des Territoires du Nord-Ouest quant au nombre de circonscriptions électorales que devrait compter l'ouest des Territoires cause des soubresauts au sein des groupes autochtones.

Passer de 14 à 19 circonscriptions électorales pour les prochaines élections, voilà une idée qu'approuve le caucus des députés de l'ouest mais qui laissent plutôt amers les leaders autochtones.

Dans une décision de la Cour suprême des T.N.-O. rendue au début du mois, le juge Mark de Weerdt stipule qu'une circonscription ne devrait pas dépasser de plus ou moins 25 % le nombre moyen d'habitants par circonscription. Dans le territoire de l'ouest seulement sept comtés respectent ce principe puisque trois comptent un trop grand nombre d'électeurs et quatre un trop petit nombre. Conséquence : les petits comtés sont sur-représentés alors que les grands sont sous-représentés.

Pour remédier à cette inéquité, on entend ajouter cinq circonscriptions électorales, soit trois dans la région de Yellow-knife, une à Hay River et une à Inuvik.

«Une telle décision donnerait à la région de Yellowknife la possibilité d'élire un bloc de députés qui pourrait contrôler à lui seul l'Assemblée législative et qui, de surcroît, serait majoritairement non autochtone», a expliqué le vice-président du Sécrétariat du Sahtu, Edwin Erutse.

Le Sommet autochtone de l'ouest désapprouve l'idée d'ajouter ces circonscriptions.

«Les membres de l'Assemblée législative ne devraient pas s'empresser avant de prendre une décision finale. Certaines solutions moins extrêmes qu'ajouter cinq nouveaux comtés peuvent être prises tout en restant conforme à la loi», a fait savoir la présidente de l'Inuvialuit Regional Corporation, Nellie Cournoyea.

Lors de l'ouverture de la 7e session de l'Assemblée législative, le 16 mars dernier, la député de Hay River, Jane Groenewegen, s'est adressée au premier ministre, Jim Antoine, afin de savoir quelle était la position du gouvernement à l'égard de la décision rendue par la Cour suprême.

«Nous allons aller de l'avant avec la désicion de la cour et modifier la Loi sur l'Assemblée législative et le Conseil exécutif des Territoires du Nord-Ouest avant le 1er avril», a répondu le premier ministre.

Les leaders autochtones se rencontreront cette semaine afin de décider s'ils porteront cette cause en appel.