Sécurité maritime : Apprendre à sauver

30 juillet 2015
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Robert Anderson, Lorne Gushue et Alison Gillis font partie des bénévoles de l'unité de Yellowknife de la Garde côtière auxiliaire canadienne qui participaient à la simulation du 25 juillet. (Jason Steele)

Robert Anderson, Lorne Gushue et Alison Gillis font partie des bénévoles de l'unité de Yellowknife de la Garde côtière auxiliaire canadienne qui participaient à la simulation du 25 juillet. (Jason Steele)

La communication entre partenaires est un élément crucial de la recherche et du sauvetage
 

Près d'une vingtaine de membres de quatre organismes ont participé le 25 juillet à une simulation de sauvetage dans le Grand lac des Esclaves, opération dont un des objectifs était d'améliorer la communication entre avions et bateaux.
« Communiquer avec des avions n'est pas facile, affirme Jason Steele, qui dirige l'unité de Yellowknife de la Garde côtière auxiliaire canadienne. Dans les bateaux, nous avons des radios maritimes, mais les pilotes d'avion n'en ont pas tous. Il faut savoir communiquer avec eux par signaux. Ils peuvent nous en faire avec leurs ailes et nous pouvons nous servir de miroirs. » « Si un avion tourne en rond en face d'un bateau, ça signifie de le suivre », illustre le formateur en recherches et sauvetage de Pêches et Océans Canada, Mark Gagnon.» Il ajoute que par-delà les systèmes employés, la cohésion entre les intervenants est un élément clé d'un sauvetage.
La mission simulée du 25 juillet consistait à sauver les passagers – deux mannequins – d'un bateau porté disparu, en l'occurrence un Zodiac. « Pas facile à trouver », s'esclaffe M. Steele, faisant allusion à la taille de la chose.
Mais la Gendarmerie royale du Canada, l'Association civile de recherche et de sauvetage aérien (ACRSA), le 440e Escadron de transport de l'Aviation royale canadienne et les unités de Yellowknife et de Hay River de la Garde côtière auxiliaire canadienne ont réussi leur mission. « Ils ont été excellents, juge Mark Gagnon, qui était chargé de superviser leur performance. Ils travaillaient bien ensemble et chaque groupe a fait de grands efforts pour mener à bien sa tâche. »

Lire l'eau
Les bénévoles et les professionnels de recherche et de sauvetage devaient au départ se rendre dans le chenal Devils. Mais pendant les préparatifs de départ, ils ont été avisés que la nouvelle destination était Gytson Point, près de l'île Hardisty, à environ deux heures au nord de Hay River. L'adaptation à un tel changement de cap fait également partie de la formation. L'opération a duré quatre heures trente minutes, sans compter l'aller-retour.
« Il faut faire très attention, rappelle Jason Steele, un avocat de formation, qui travaille au Ministère de l’Administration des terres et s'exprime couramment en français. Le niveau d'eau du lac est très bas cette année et il y a beaucoup de roches. Les cartes ne les indiquent pas nécessairement. Mais nous ne nous fions pas qu'à un seul outil. Nous avons aussi le GPS et notre expérience, même si, comme unité, nous ne connaissions pas tellement cet endroit. »
L'unité de Yellowknife de la Garde côtière auxiliaire canadienne compte une trentaine de bénévoles dont le champ d'action est les bras Nord et Est du Grand lac des Esclaves. Ils sont tous certifiés en premiers soins et reçoivent annuellement diverses formations portant, par exemple, sur le remorquage de bateau et la lecture de cartes. La simulation du 25 juillet s'inscrivait dans ce cadre de formation et faisait appel aux compétences acquises dans tous les domaines. Un exercice similaire avait lieu le lendemain dans la région d'Inuvik.