À la découverte perpétuelle du pays : Année de la Francophonie canadienne

03 septembre 1999
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Le 22 août dernier, dans la gare de Winnipeg - un bel édifice historique coiffé d'un dôme imposant - des officiels réunis sur le quai numéro 3 reçoivent les derniers conseils de la préposée au protocole sur l'art de bien accueillir le Grand train de la francophonie. Les voyageurs qui les entourent ne savent pas trop quoi penser de cet attroupement.

Le groupe comprend des représentants des commanditaires (VIA Rail, la Société Radio-Canada et le Club Richelieu), des communautés francophones du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest et du gouvernement fédéral. Le train qui arrive de Régina est en gare et d'une minute à l'autre ses passagers vont en descendre pour entreprendre cette nouvelle étape de leur périple pancanadien.

Le Grand train de la francophonie qui est parti de Vancouver dix jours plus tôt terminera son voyage à Moncton juste à temps pour l'ouverture du huitième Sommet de la Francophonie. Le sommet, le train : autant d'événements qui s'inscrivent dans le cadre de l'Année de la francophonie canadienne. Les passagers à bord du train sont pour la plupart des jeunes et des journalistes en herbe.

Pas étonnant donc que, sitôt les discours de bienvenue terminés, ils et elles se dirigent stylo, carnet ou mini-magnétophone en main vers les gens qui incarnent autant de pistes de reportages. Entre Radio-Jeunesse et le site Internet de la tournée qu'ils ont à alimenter aussi souvent que possible, l'équipe de reporters ne chôme pas.

Du côté des Territoires du Nord-Ouest, la délégation à rencontrer comprend l'artiste-peintre Hélène Croft (qui réside à Fort Smith), Lise Picard de Patrimoine canadien ainsi que votre humble scribe qui compte dix ans de vie et de francophonie dans le Nord.

Au kiosque de la communauté franco-ténoise, les tableaux qu'expose Hélène Croft prouvent encore une fois qu'une image vaut mille mots. Ses paysages, ses scènes de la vie d'ici communiquent avec éloquence une partie importante de notre réalité : l'environnement, les saisons, la faune toute proche, la nature envoûtante qui peut soudain devenir menaçante.

Pour le reste - notamment la particularité de vivre en français dans le Nord canadien - les questions, la pochette d'information préparée par la Fédération Franco-TéNOise, des exemplaires de L'Aquilon et les discussions permettent d'éclairer la lanterne de nos interlocuteurs qui viennent de Québec, de Chicoutimi, d'Ottawa, de Moncton, de Roumanie et du Mali. Dans les Territoires du Nord-Ouest, la relative jeunesse du mouvement associatif francophone et les acquis des communautés (dont l'école Allain St-Cyr à Yellowknife) suscitent la surprise et des commentaires positifs. L'avenir de la francophonie ténoise intrigue beaucoup. Pour la plupart de ces jeunes qui viennent de communautés plus peuplées, mieux équipées et moins nettement minoritaires, le dynamisme et la volonté des Francophones du Nord étonnent. On devine leur respect pour cette détermination même si tous ne partagent pas forcément nos espoirs.

En complément de visite, le séjour à Winnipeg aura permis à notre délégation d'admirer les acquis d'une autre communauté franco-canadienne. Dès que nous traversons la rivière pour nous rendre à Saint-Boniface, les enseignes sur les commerces, les noms de rues et d'édifices, tout nous parle des francophones d'ici. La soirée que nous passons au Centre culturel franco-manitobain nous fait rêver à une salle de spectacles, une galerie d'art, un café bien à nous.. De quoi alimenter les futurs projets et de quoi occuper les prochaines générations.
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