Un Ténois comme ça! : Anand Soochit, comptable et engagé

Quatre ans passés à Inuvik, où il s’est tout de suite impliqué avec l’Association des francophones du delta du Mackenzie (AFDM).

« J’étais initialement au conseil d’administration, maintenant je suis l’agent de développement et le trésorier. » C’est comme cela qu’Anand Soochit décrit son implication au sein de la francophonie ténoise. À Inuvik, alors qu’il est encore un des seuls à faire rouler l’AFDM, il dit que ce qui le motive c’est le fait d’être francophone et qu’il faut relever le défi! « La francophonie, ce n’est pas axé sur une personne. La francophonie c’est bien plus large que ça : alors quand une personne part, on doit toujours relever le défi et s’assurer que la francophonie existe toujours! »
Comptable dans le secteur du logement pendant plusieurs années et maintenant à son compte dans un bureau, son implication ne s’arrête pas à la sphère francophone : il croit en l’importance d’œuvrer pour le changement qu’il veut voir. « Je ne veux pas avoir des retombées négatives par rapport à ce que l’on vit, alors je suis prêt à relever le défi au sein de la société à Inuvik. Je suis membre de paroisse, membre de la chambre de commerce et je suis partie prenante au sein de la communauté francophone. Alors je m’engage. »
Selon lui, Inuvik a évolué énormément. « Dans le passé, il y avait plein de croissance grâce à la prospection du pétrole et du gaz naturel. Mais il y a eu une perte économique importante parce qu’il n’y a pas de développement. Et maintenant, l’économie reprend un peu avec des petites entreprises. » Anand Soochit est optimiste face aux débouchés économiques que pourront engendrer la route vers l’océan Arctique entre Inuvik et Tuktoyaktuk. Il pense que la troisième ville en importance aux TNO peut bénéficier des futures explorations extracôtières et du flot de touristes intrigués par cette route qui finalement, relie le troisième océan canadien.
« En tant que membre de la chambre de commerce, je suis d’avis que la route sera complémentaire à la ville d’Inuvik, dans la mesure où Inuvik a des infrastructures et des services qui lui confère la connotation de capitale régionale. Inuvik ne vivra pas simplement une situation de transit, la ville va jouer pleinement son rôle. »

Une francophonie d’un autre hémisphère.
« Ma francophonie est créole, je suis originaire de l’Île Maurice, proche de Madagascar. J’ai fait mes études en France et j’ai travaillé à la bourse de Lyon et Paris, et j’ai parfait mon anglais en Angleterre. Puis j’ai travaillé en Afrique australe, et à Madagascar. Ça fait 12 ans que je vis au Canada alors que mon point d’ancrage a été Edmonton. Je me suis bien sûr impliqué dans plusieurs organismes, comme le centre d’accueil, et dans la francophonie albertaine.
Anand estime les rencontres au sein de la francophonie, alors qu’il se sent tel un messager retournant dans sa communauté avec l’enthousiasme et l’énergie des rencontres territoriales. « La motivation est présente, assure-t-il. On doit chercher et inviter les francophones, ce n’est pas une tâche facile, mais c’est quand même réalisable, surtout dans une petite ville comme Inuvik. » La présence d’un cursus d’enseignement d’immersion à Inuvik est précurseur d’avenir pour l’agent de l’AFDM. « Nous avons, surtout à Inuvik, des acteurs francophones qui sont là grâce au milieu éducatif de l’immersion. C’est très actif, et donc, je crois que c’est l’avenir francophone. » L’agent espère encore cette année, organiser le souper au homard qui est ouvert à l’ensemble de la communauté d’Inuvik, car selon lui, tout le monde attend cet événement.

 


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