Chronique jeunesse : Amitiés sous les aurores

18 mars 2010
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Quelle belle façon de débuter deux semaines de congé! Le Rassemblement Jeunesse 2010 de Jeunesse TNO a réuni une vingtaine de jeunes francophones pendant cinq jours d’activités culturelles nordiques et de nouvelles amitiés. De la matinée du vendredi 5 mars au mardi 9 mars 2010, les locaux de l’école Sir John Franklin ont accueilli un groupe dynamique de visiteurs.

 

Les jeunes de la Colombie-Britannique et du Manitoba, qui visitaient le Nord pour la première fois, ont bien goûté à la saveur nordique de la francophonie d’ici en faisant la connaissance de jeunes de Yellowknife, de Hay River, de Fort Smith, d’Inuvik et d’Iqaluit.

 

Une panoplie d’activités était à l’horaire : une soirée de quilles comme activité brise-glace a bien établi l’ambiance décontractée et ouverte de l’événement.

 

Le lendemain matin, nous avons été bien réveillés par un atelier interactif sur la prévention d’infections transmissibles sexuellement présenté par Jean de Dieu Tuyishime du Réseau Santé TNO et la sexologue Valérie Nadet. Nous avons pour la plupart bien participé aux discussions sur ce sujet parfois délicat.

 

Le groupe montréalais Orange Orange est venu animer un atelier de beatbox hors pair le 6 mars en après-midi. Je crois bien qu’il y a des beatboxers naturels au sein de la jeunesse francophone d’aujourd’hui! Nous avons eu un avant-goût de la musique branchée pop-techno-hip-hop d’Orange Orange, et cela nous a d’autant plus enthousiasmés lors de leur concert ce soir-là au Château de glace. J’ai appris par la suite que près de 300 personnes y ont assisté. En tout cas, la salle brassait pas mal!

 

En sortant du château, le ciel nous a fait cadeau d’un autre spectacle : les aurores boréales. Tout le monde était émerveillé et je dois avouer qu’elles étaient parmi les plus belles aurores que j’ai vues durant mes seize ans à Yellowknife.

 

Nous avons pu faire la grasse matinée et déguster un déjeuner cabane à sucre authentiquement savoureux préparé par trois dames des Francos50 le dimanche matin.

 

René Francoeur, le guérisseur métis qui a été des nôtres pendant tout l’événement, a ensuite présenté un film sur la drave de la Rivière George. Il a partagé des anecdotes au sujet de son année d’expérience en tant que draveur et nous a donné des conseils précieux sur la conservation des milieux naturels.

 

Pinceaux, appareils-photos et créativité ont occupé tout l’après-midi. Nous avons tous participé à la réalisation d’une murale colorée et diversifiée avec l’aide de Joël Maillet. Notre imagination collective et l’expertise photographique de JoAnne Abraham ont aussi permis de créer deux projets de photographie originaux.

 

En soirée, nous avons eu la chance de nous essayer aux jeux de main dénés et au tambour traditionnel déné. D’après moi, ça a été une occasion en or de construire un pont entre les cultures francophone et autochtone.

 

La dernière journée officielle du Rassemblement Jeunesse n’a pas été reposante, au contraire. Des randonnées en motoneige et en traîneau à chiens ont fait couler l’adrénaline et les rires à flots, les poissons pêchés fraîchement sur la glace ont rassasié les participants et la glissade a bien couronné la journée de plein air. De retour à l’école après cette journée énergisante chez Beck’s Kennels, la soirée de clôture a eu lieu.

 

Des violoneux de la Aurora Fiddle Society ont offert une heure d’initiation à la danse carrée, qui a bien plu à tout le monde. Puis, nous avons attendu avec impatience un autre délice : la tire d’érable. Pour clore le tout, Rudy Desjardins, de Radio Taïga, est devenu le DJ Rudes, et nous nous sommes défoulés sur la piste de danse.

 

Ce n’est qu’après maintes rondes de câlins et d’au revoir que nous sommes repartis chez nous, trop tôt, semblerait-il, d’après beaucoup de jeunes. En contemplant les découvertes culturelles et identitaires qui ont eu lieu lors de cet événement, j’ai déjà hâte au Rassemblement Jeunesse de l’année prochaine, qui, avec un financement soutenu, pourrait devenir encore plus solide et reconnu dans tout l’Ouest canadien.