Première année de CanNor : 150 M$ dépensés, 200 projets financés et un siège social à trouver

23 septembre 2010
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L’agence de développement économique du Nord est plus qu’un copié-collé des Affaires indiennes, estime sa sous-ministre.

Un peu plus d’un an après la création de l’Agence de développement économique pour la région du Nord (CanNor), sa sous-ministre, Nicole Jauvin, se dit satisfaite du travail accompli.

« On avait un budget d’environ 150 millions de dollars à dépenser en tant que programme et ça a été fait, note-t-elle. Nous avons dépensé l’argent à travers environ 200 projets. »

À l’annonce de la création de l’agence, en août 2009, le premier ministre Stephen Harper avait déclaré qu’il mettait ainsi fin au « paternalisme bienveillant » d’Ottawa vis-à-vis des territoires. Or, on avait relevé assez tôt que la grande patronne de l’agence a son bureau dans la vallée des Outaouais.

« C’est important d’être à Ottawa, se défend la sous-ministre. On a un rôle qui est important au niveau d’établir des relations et de faire connaître le Nord chez nos collègues de l’administration fédérale. » Elle ajoute qu’elle effectue souvent des déplacements dans les territoires.

Quant aux bureaux principaux de l’agence à Iqaluit, un an plus tard, Mme Jauvin assure qu’ils seront bientôt prêts. « À Iqaluit, il n’y avait pas de bureaux pour accueillir 60 personnes, alors on doit trouver des bureaux et c’est sur le point de se faire maintenant, dit-elle. On va s’établir le plus tôt possible. »

Néanmoins, Mme Jauvin estime que, dans l’ensemble, l’esprit d’une agence par et pour le Nord a été respecté. Elle note qu’une majorité des budgets ont été alloués par les bureaux régionaux, et non pas par la direction centrale.

« Je crois que, l’an dernier, c’est environ 70 % des décisions qui ont été prises au niveau des directeurs régionaux, dans les territoires », évalue-t-elle.

Avec des bureaux, des employés, des numéros de téléphone et des programmes qui sont souvent les mêmes que ceux qui étaient, encore récemment, sous la férule des Affaires indiennes et du Nord Canada, on se demande parfois si la différence entre les deux ministères se résume au papier à en-tête.

« Nous avons un mandat qui est plus large [que le MAINC]. Nous, notre mandat, c’est le développement économique régional, et c’est un nouveau mandat, souligne-t-elle. Nous administrons aussi de nouveaux programmes qui n’existaient pas auparavant. »